Ex-consommatrice de pointe qui s'éveille aux joies de la simplicité volontaire et essaie de retrouver au quotidien un lien avec la nature et une douce décroissance, je partage principalement ici mes découvertes et repérages, des bouts de cheminement et mes lectures.
En s'inspirant de sa rubrique L'Objet qui tue, le magazine du développement durable Terra Economica a créé, en coproduction avec Télénantes et Six Monstres, une série animée appelée Les Apprentis Z'écolos. Cette série est depuis le 9 janvier également diffusée sur Arte à la fin de l'émission Global Mag. une semaine sur la terre, le vendredi à 19 heures. L'occasion de (re)voir ces petites capsules qui donnent des infos essentielles en un minimum de mots et permettent d'aider à faire passer les messages...
Pour se mettre l'eau à la bouche et/ou pour ceux qui n'auraient pas la télé, en voici quelques exemples ci-dessous.
On ne le dira jamais assez, la pub c'est le mal. L'asbl Respire - qui promeut la décroissance - rappelle qu'en Belgique c'est environ 900 euros par habitant qui ont été dépensés l'an dernier pour nourrir cet engrenage. Mais que peut-on faire pour s'en défendre? Plusieurs choses, dont se rendre à la Nuit des Publiphobes, dont la première édition avait eu lieu en décembre 2007, et la seconde se tiendra le 30 janvier dès 19 heures au Cinéma Nova à Bruxelles.
De quoi s'agit-il? D'une soirée dont le but avoué est de déconstruire la logique du système publicitaire dans une ambiance festive.
20h30 Projection en avant-première du film Architecture-Supermarché-Histoire (Un pied dans le jardon du miel) de Bernard Mulliez (Belgique, 2009, 89'). Le film sera suivi du débat "De la pub à l'école? À l'école de la pub?", avec Bernard Legros, co-auteur de L'école et la peste publicitaire (Aden, 2007), un directeur d'école et un représentant de la Commission de l'article 41.
Comme chaque année le dernier samedi de novembre, c'est repartit pour une Journée sans Achat à quelques semaines de Noël, grand messe de la consommation... Cette Journée internationale a lieu dans de nombreux pays, dont le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, Israël et les États-Unis.
Mais nul besoin d'avoir une organisation bien huilée pour participer: il suffit juste, ce jour-là, de ne rien acheter. Tout simplement. Et oui, ça tombe un samedi - c'est probablement exprès. Alors oui, c'est embêtant pour ceux qui en profitent pour faire le plein pour la semaine ce jour-là. Mais justement, c'est l'occasion idéale pour réfléchir à nos comportements en la matière, souvent bien plus faits d'habitudes que d'envies réelles.
Le début des réflexions quant aux cadeaux de Noël en est assez représentatif: jusqu'où acheter avec l'excuse que c'est "du bio" ou "dans un esprit écolo"? jusqu'où réaliser des objets soi-même quand ça peut entraîner des commandes de tissus qui prennent l'avion? jusqu'où faire du symbolique lorsque l'on a habitué les autres à offrir "grand"? La réflexion est ouverte, et le débat interne ne sera sans doute jamais vraiment résolu. En attendant, ce qu'on peut réellement faire, c'est au moins faire au mieux, en attendant encore mieux...
Pendant longtemps, j’ai regardé des outils comme la machine à coudre comme des signes de l’exploitation de la femme et par conséquent comme des objets à rejeter violemment en tant que féministe avérée. Clairement, cet objet allait de pair avec la femme au foyer, exploitée et sans ressources, à la merci de son mari encravaté...
Depuis ces dernières années, mon rapport à cette imagerie a évolué. Car finalement, la machine à coudre en elle-même n'est pas dominatrice, elle ne diminue pas la valeur de celle qui l'utilise. Non, ce qui crée cette image, c'est notre vision sur la chose: la machine à coudre est nécessairement utilisée par une femme évidemment parce qu'elle est moins intelligente et qu'elle n'a bien sûr pas de (vrai) travail. Et c'est finalement cela que je rejette. C'est la symbolique que nous avons appris à projeter dans l'objet "machine à coudre" qui est problématique, pas l'objet en lui-même.
Et voilà donc que je me suis penchée de plus près sur ce phénomène: lorsque j'étais petite, ma mère se retrouvait souvent derrière sa machine à coudre, tout comme elle brodait, crochetait, tricotait,... Mais elle travaillait également et a monté beaucoup d'échelons hiérarchiques au point qu'elle n'a plus depuis longtemps le temps d'utiliser cette fameuse machine à coudre et qu'elle le regrette. Et quelle est la couleur principale qui se dégage de ces "années machine à coudre" dans mes souvenirs? La joie de pouvoir dessiner des formes sur du tissu et les voir transformées en "poupées" (mutantes, vu mon art de la forme humaine vers mes 3 ans) dans les 24h, le plaisir de pouvoir avoir exactement les rideaux que l'on souhaite même lorsqu'ils "n'existent pas", l'incroyable bonheur d'avoir des vêtements uniques dans un tissu déterminé ensemble et faits sur mesure,...
Dans une démarche de simplicité volontaire, la machine à coudre a sa place tout en haut. Bien loin d'être synonyme de restrictions, elle est un outil de liberté: elle permet de réparer soi-même des vêtements ou autre en prolongeant leur durée de vie, de créer des rideaux, habits ou sacs personnalisés, des jouets uniques (et pas en plastique!) pour les enfants et grands adultes, voire des éléments de décoration, etc.
Et pourquoi ne seraient-ce que les femmes qui les utilisent? À cela, à chacun de donner la réponse qui lui chante (quitte à beaucoup m'énerver). En tout cas moi, j'ai vu il y a longtemps mon père me coudre des rideaux, et pas plus tard qu'hier mon mari s'attaquer à la réparation d'un sac à dos en toute première interaction avec cet engin qui a fait une entrée triomphale chez nous l'an dernier.
Bon, ne me reste plus qu'à maîtriser la confection de vêtements "comme dans ma tête"...
Comme chaque année, avec septembre revient la semaine de la mobilité - cette année du 16 au 22 septembre. Elle se conclut comme le veut la tradition sur un dimanche sans voiture, un jour toujours trop court mais dont on ne pourrait se passer. Un jour pour envahir les rues avec nos pieds, nos patins, nos roues, notre plaisir. À Bruxelles, les transports publics seront gratuits ce jour-là - mais probablement bondés, par manque de prévoyance, comme cela a pu arriver les autres années (espérons qu'avec l'expérience soit venue... l'expérience!).
Avec cette année une nouveauté pour 2008: neuf communes créeront sur une de leurs places une "zone de quiétude" avec gazon et animations spécialement pour l'événement.
Toutes les infos concernant la semaine et la journée dans la Région de Bruxelles Capitale se trouvent dans la brochure officielle.
Mais pourquoi n'a-t-on jamais l'occasion de tester le zéro voiture en semaine?
Découvert sur Quotidien durable qui le relayait de Simplicité volontaire, un court métrage (6 minutes) d'Alfonso Cuarón comme introduction au livre La stratégie du choc de Naomi Klein, qui n'apprendra rien à certains et pourrait en secouer d'autres... en espérant dans le bon sens. L'occasion une fois de plus de souligner l'importance de trier les informations reçues, de choisir ses sources, de prendre du recul et de se protéger.
Vous le savez tous (si tout va pas trop mal), l'augmentation des prix de l'alimentation est directement liée à ceux qui font joujou avec le pétrole, pour continuer sur la lancée de nos modes de vie que j'aurais tendance à qualifier de déplorable (mais c'est uniquement parce qu'aujourd'hui il fait gris et que j'ai mal dormi).
Pour simplifier le tout, sans dénaturer, voici un petit film découvert sur le toujours excellent blog de No Impact Man.
Cet après-midi a lieu à Bruxelles la première d'un nouvel événement lié aux soldes: la Louise High Heels (It's time to run for glamour). Lorsqu'on m'a transmis l'info, je n'en revenais pas. Le principe de base: 200 femmes habillées "fashion chic" (!) participent à une course de 100 mètres en hauts talons (7 cm minimum) pour gagner 10 mille euros en bons d'achats à utiliser dans les magasins chics du goulet Louise...
Pour enrober le tout, il y aura évidemment également de la musique, des défilés, mais aussi un stand coiffure et un make up artist. Et attention, le sexisme va ici dans les deux sens, puisque dans les activités annexes figure notamment une "garderie pour hommes de plus de 18 ans"! On n'a plus assez de doigts pour compter les clichés en présence... ça doit être ça, le fun trendy qui m'échappe.
Mais heureusement, certains veillent au grain et ne vont pas laisser passer ceci sans vagues. Ainsi, le collectif Sold'@appelle à l'action pour relever l'indécence de cet événement, entre tracts, déguisements et calicots le jour-même. Voici leur message sur l'événement:
- il ridiculise les femmes et met leur intégrité physique en danger (risque de chute, d'entorse... d'ailleurs, cynisme ou humour involontaire, une entreprise de bandages et de sparadraps figure parmi les sponsors...), sans compter les critères de sélection des concurrentes (sur photo !). - il renforce les stéréotypes les plus éculés, avec les "hordes de femmes... qui se déchaînent sur la piste" (sic !!) et vont à la chasse aux "bonnes affaires", tandis que les hommes, eux, se concentrent sur leurs e-mails et des jeux vidéo ! Les soldes étant présentées comme une espèce de "loisir pour femmes" (justifiant, bien sûr, l'ouverture des magasins le dimanche...), comme si les hommes, eux, ne devaient ni s'occuper de leurs vêtements ni se préoccuper d'habiller les enfants que pourtant, selon les dernières découvertes scientifiques, on fait à deux ! - il appelle à la consommation (de luxe), ce qui est une insulte pour tous ceux (et toutes celles) qui ne font pas les soldes par "plaisir" mais parce qu'il faut bien se débrouiller avec des budgets de plus en plus serrés !
Pour ceux qui passeraient par ici à temps, vous trouverez ici les tracts à imprimer et distribuer lors de la High Heels.
ATTAC et Respire ont relayé l'action, qui semble inquiéter puisque la Maison des Femmes, qui organisait hier un atelier de préparation pour manifester aujourd'hui, a reçu un appel des renseignements généraux qui souhaitaient savoir ce qu'elles allaient faire exactement. Il faut bien dire que dans les sponsors de cet événement figurent carrément la RTBF (radio télévision de service public) et... la Région de Bruxelles Capitale! Bref, c'est la totale...
Et voici revenu le temps des soldes, haut symbole de nos modes de vie contemporains… À cette occasion, deux masses critiques sont organisée ce samedi 5 juillet simultanément : l’une à Bruxelles, l’autre à Liège.
Au centre du rassemblement, la question du pouvoir d’achat, mise en avant par cette saison soldesque. Pour améliorer (sauver?) ce fameux pouvoir d’achat, la tendance actuelle va vers la réduction de fiscalité sur les énergies fossiles, vers les subventions pour faciliter des comportements inchangés, etc. Vous trouvez également que la solution n’est pas là, bien au contraire ? Rejoignez la masse critique pour soutenir une optique de changement en profondeur de notre mode de vie, une volonté de meilleure répartition des richesses, un espoir d’appui des pouvoirs publics pour faciliter la transition, une approche qui vise à réduire nos dépenses énergétiques. Ambitieux ? Certainement, mais tout aussi indispensable.
La semaine de ceci, l'année de cela, la journée de machin,... Oui, à force d'en créer trop on finit par risquer de noyer les messages. Mais bon.
Alors voilà, le 5 juin, c'est la Journée mondiale pour l'Environnement, organisée par le Programme pour l'Environnement des Nations Unies. Le thème de cette année: Non à la dépendance! Pour une économie à faible émission de carbone. Et comme toujours pour cette journée, un pays est l'hôte principal des événements, en l'occurence la Nouvelle-Zélande.
Le site propose notamment 80 idées pour célébrer la journée - à prendre avec précaution cependant, parmi les idées figurent des choses comme "acheter une voiture qui consomme peu", on imagine à peine ce que cela peut signifier à notre époque consumériste auprès de personnes qui ne lisent pas les petites notes des marchands de voiture, par exemple... Et j'aime beaucoup la lettre "G": "Gaspiller moins". Certes...!
Et c'est reparti pour la Semaine Bio, qui se tiendra en Belgique du 7 au 15 juin prochains. En espérant que l'événement trouve écho auprès de tous...
Au programme, des petits déjeuners pour étudiants pour 1 euro (à Liège et à Arsenal), une grande balade à vélo de Waterloo à Bruxelles avec pique-nique bilingue à l'arrivée, un défilé de mode dans mon magasin préféré, un petit déj' ambiance Moyen Âge, plusieurs dégustations et démonstrations, etc. Programme complet ici pour les activités en Wallonie et à Bruxelles, et ici pour les activités en Flandre.
Et si vous souhaitez soutenir une démarche bio, vous pouvez également voter (jusqu'au 13 juin) pour les Bio Awards remis à cette occasion. Les cinq candidats au prix sont tous très différents, bon amusement pour choisir entre le producteur La Bourrache, la Fromagerie des Ardennes, les magasins Biocap, l'école du Sacré-Coeur de Charleroi et Cookitude...
Ce samedi 17 mai, à Paris a eu lieu la 8e Veggie Pride. Paris, oui, mais en réalité elle est ouverte aux autres et de nombreux Belges y étaient certainement présents puisqu'une telle manifestation n'existe pas (encore) dans notre plat pays. En parlant de pays plat, je n'ai pas pu envisager d'y être puisque j'avais déjà programmé mon "mini-trip de noces" amstellodamois avant d'avoir l'info...
Et tous ces préparatifs de mariage (notamment) m'avaient tenue éloignée du blog, auprès duquel je reviens enfin. Madame Neplune is back, donc.
PS: oui, normalement j'aurai parlé de la Veggie Pride avant qu'elle ait eu lieu, mais bon, voilà, désolée... Que cela ne vous empâche surtout pas de signer le Manifeste!
Toumanovitchm’a envoyé une vidéo que je ne peux m’empêcher de partager : la bande-annonce d’une série documentaire canadienne, Manifestes en série.
Une série documentaire qui montre celles et ceux qui œuvrent chaque jour à rendre le monde meilleur : artisans de la paix, écologistes, acteurs de la justice sociale, etc.
Imaginons une sorte de tour du monde québécois, techno-MANIFESTE sur-la-route, polaroïd et poésie d’une année entière, montée sur des musiques qui font taper du pied. Inventeurs, visionnaires, gardiens de la mémoire, apôtres du petit pas ou déplaceurs de montagnes, ils réfléchissent ou façonnent l’avenir dans leurs domaines respectifs, dans les secteurs-clés de l’activité humaine; commerce, santé, éducation, transport, alimentation, agriculture, culture et ressources. Ils ouvrent des voies de solutions. Ils rêvent de plus de beauté, d’humanité, malgré la tourmente & le Think Big ambiant. Ils donnent le goût de changer le monde, d’oser. Un geste à la fois. Dans l’humilité du quotidien ou sur la place publique.
Au large des côtes de la Gaspésie, au nord de Mistissini, à Saint-Narcisse–de-Rimouski ou sur la rue Saint-Denis. Ils sont importateur de café, ingénieur forestier, infirmière, militant écologiste, chef-cuisinier, chasseur Cris, médecin humanitaire, ex-pilote automobile, pêcheur de homard, maître-chaloupier, prof de philo, vigneronne, coureur des bois, etc. À l’ère de l’homo sapiens turbo, énergivore et darwiniste, des gens écrivent, bâtissent et cultivent des manières pour que l’humanité progresse et se poursuive en préservant un minimum d’équilibre et d’équité à tous égards. De 1000 façons, avec les mains ou avec les mots, ils disent : « et si nous redéfinissions la notion même de développement ? »
Comment s'en sortir pour concilier écologie, décroissance et fêtes de fin d'année? La question n'est pas simple, elle a déjà été posée ailleurs durant la période de consommation intensive qu'est décembre, avec des bouts de piste allant jusqu'aux emballages.
Petit bilan quelques semaines (mois?) plus tard. Pour notre premier "Noël conscient", nous avons retourné le problème dans tous les sens, sans toujours bien nous en sortir. La voie la plus évidente pour conserver de bons rapports familiaux a été de choisir des cadeaux dont la majorité restait marchande mais qui posent le débat sur la table du salon.
Quelques exemples:
Achetons responsable! Mieux consommer dans le respect des hommes et de la nature - livre Une belle introduction pleine de bonnes pistes pour ceux qui ne réfléchissent pas encore au problème comme pour ceux qui ont déjà ouvert les yeux et cherchent toujours plus de moyens de modifier leur quotidien. Nous l'avons offert à plusieurs personnes... il ne nous reste plus qu'à nous l'offrir nous-mêmes maintenant!
Planète en danger (?) - DVD Malheureusement je n'arrive pas à retrouver le titre exact de ce disque... Bref, il s'agit d'une série documentaire réalisée pour France5 qui suit diverses personnes et leurs témoignages, au cours d'un long tournage de plus d'une année (sauf erreur) et qui témoigne des symptômes du changement climatique. Franchement, il faudrait que je retrouve le titre, car en plus je le voudrais bien pour moi (!).
BBC Planet Earth - DVD Rien à voir avec Histoires naturelles (pour tous les insomniaques qui connaissent), cette série de la BBC présente des images splendides de notre planète et de ses habitants. C'est de cette série qu'avait été tiré le film Earth (Un jour sur terre). Comment ne pas avoir envie de protéger la planète après avoir vu ça?
Pour un enfant - à monter soi-même. Un "trio gagnant": matière naturelle, construction perso/réflexion (pas du pré-digéré), et l'électricité solaire pour l'expliquer au passage. Nous étions contents, l'enfant était ravi, ouf. Les cadeaux pour enfants sont comme souvent les plus agréables à faire mais les plus compliqués: la débauche du commerce autour des choix est invraissemblable (j'ai tendance à trouver ça obscène), le plastique marchant avec logo en pleine folie furieuse. Cet hélicoptère semblait une bonne alternative.
Nicolas Vanier traverse la Sibérie sur un traineau tiré par des chiens (discutable, mais bon). 8000 kilomètres et trois mois de rencontres avec les paysages, la nature et les gens qui y vivent. Le tout enrobé de questions et conseils écologiques pour que la Sibérie continue à exister...
Graines de potiron bio Un petit cadeau tout simple: récolte directe et manuelle sur un des potirons bios venu avec notre abonnement aux légumes. Laver les graines, les laisser sécher, les emballer simplement et hop, un cadeau qui pourrait lancer des ambitions de potager - et si ça marche je me réjouis des délicieuses soupes et purées d'hiver que cela va générer!
Lingettes lavables faites maison
Pour remplacer les cotons démaquillants jetables. J'y reviendrai prochainement.
Corbeille en disques vinyles recyclés Pour un amateur de design un peu kitsch, un objet de décoration pratique et recyclé. D'autres objets basés sur des anciens disques vinyles (voire des pellicules de cinéma) recyclés sont proposées sur le même site.
Pour une première tentative, c'était plutôt réussi: aucune famille ne s'est vexée, et nous n'allions pas trop à l'encontre de nos valeurs. La prochaine fois, on verra si on élève encore le débat...!
Un geste tout simple s'est signalé à moi en arrivant dans ma boîte à messages récemment. Il est tellement simple qu'il a été suivi par beaucoup de monde, pour une fois. Alors pour ceux qui ne sont pas au courant, qui vivent en Belgique et qui ont 5 secondes devant eux, voici l'info, telle que je l'ai reçue:
Saviez-vous qu'en Belgique, 2 250 000 paquets contenant deux annuaires (pages blanches et pages jaunes) sont distribués chaque année dans les foyers ? Et que chaque paquet pèse environ 2,5 kg ? En gros, cela représente, tenez-vous bien, 5 625 000 kg de papier. N'oubliez pas que chaque tonne de papier produite dégage environ 500 kg de CO2.
Vous n'avez pas l'usage de ces deux briques de papier ? Ou vous voulez poser un geste en faveur de la planète ? C'est très simple, signalez à l'éditeur que vous ne voulez plus recevoir les annuaires, en surfant sur son site web, c'est réglé en 1 min:
Extrait de la présentation: La pub est le symbole de l’économisme mortifère qui organise nos sociétés, en même temps qu’elle en est une force majeure. Comprendre et déconstruire la logique du système publicitaire dans un ambiance festive, c’est l’objectif de cette première "Nuit des publiphobes".
Pour celles et ceux qui seraient dans la région et libres ce soir, et qui pensent aussi que - en résumé - la pub c'est le mal, rendez-vous gratuitement au Cinéma Nova à partir de 19 heures pour expo d’affiches publiphobiques, débat Les ONG et le secteur non-marchand peuvent-ils utilement faire de la pub ?, open screen sur le thème de la soirée, concert et DJ jusqu'à l'aube.
Plus d'informations et programme complet sur le site de l'asbl Respire.
Les sacs en plastique font partie des symboles de la société de consommation. Ils sont partout et commencent à peine à être remis en cause. Pourtant, fabriqués à base de pétrole, utilisés en moyenne une vingtaine de minutes avant d'être jetés, puis mettant des centaines d'années avant de "disparaître", ils sont la plaie du quotidien, corollaires des achats fréquents.
La production des sacs en plastique est tout un business qui englouti et détourne des ressources fossiles. Deux infos que l'on retrouve notamment sur le site de la campagne canadienne "Mon sac je le réutilise":
12 millions de barils de pétrole sont nécessaires pour fabriquer 100 milliards de sacs de plastique;
8.7 sacs de plastique contiennent assez d’énergie fossile pour faire rouler une voiture pendant 1 km.
Leur longévité, vue comme merveilleuse à leur apparition, génère un grand nombre de dégâts. Pour n'en citer que deux parmi beaucoup:
confondus par les tortues avec leur nourriture habituelle, les sacs plastiques les empoisonnent car elles tentent de les manger pour mieux s'étouffer;
Alors que faire? Les alternatives ne manquent pas. La première est de ne plus rien acheter... mais ce degré zéro est évidemment impossible.
Les autres options comprennent celle qui fait son apparition dernièrement (en Belgique en tout cas) et qui commence doucement à se généraliser: avoir toujours un sac sur soi, notamment celui proposé par de plus en plus de commerçants, soit un sac résistant qui se plie en un tour de main pour se ranger dans un tout petit étui très discret, qui peut même s'accrocher au pantalon. C'est une variante parmi beaucoup d'autre sur le thème du sac réutilisable. Certains commerçants proposent également des sacs en matière végétale, ce qui est déjà mieux que le sac en plastique mais ne sont pas la panacée non plus. Un petit tour d'horizon peut être lu dans le Rapport sur l'impact environemental de différents sacs de caisse, revue critique organisée par l'Ademe.
Enfin, pour les plus créatifs, Le Grand Ménage propose de s'inspirer de la tradition japonaise en se lançant dans la mode des sacs en tissu furoshiki.
Les idées ne manquent pas, comme souvent l'essentiel étant de prendre un peu de recul et de se laisser inventer des solutions...
Découvert grâce à No Impact Man, The Story of Stuff est un court métrage inventif et semi-animé de l'activiste américaine Annie Leonard qui présente les différentes étapes de la production aux déchets de toutes les choses que nous consommons au quotidien. Des moyens utilisés pour diminuer les coûts des objets aux effets sur la santé, tout est regardé attentivement et simplement. Intéressant, bien monté, synthétique et amusant.
La présentation du site: From its extraction through sale, use and disposal, all the stuff in our lives affects communities at home and abroad, yet most of this is hidden from view. The Story of Stuff is a 20-minute, fast-paced, fact-filled look at the underside of our production and consumption patterns. The Story of Stuff exposes the connections between a huge number of environmental and social issues, and calls us together to create a more sustainable and just world. It'll teach you something, it'll make you laugh, and it just may change the way you look at all the stuff in your life forever.
Beaucoup le connaissent déjà, mais en voici une version en images pour le (re)découvrir: le Contrat tacite des gens qui dorment. Il s'agit d'un texte reçu en septembre 2003 par la rédaction de la radio Ici et maintenant, rédigé par un anonyme qui exposait ce que chacun accepte tacitement au quotidien sans forcément s'en rendre compte. Ce texte a depuis fait le tour des e-mails et des blogs, et il passe aujourd'hui par ici dans sa version clip.
Free(wo)men est un réseau de blogs, dont les auteurs sont convaincus que :
• le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique et économique
• s’attaquer sérieusement à ce problème implique une remise à plat de nos modèles économiques et, particulièrement, de la notion de «croissance».
Au delà, comme le nom “Freemen“ l’indique, chacun pense, écrit ce qu’il veut sur son blog.