Introduction

Ex-consommatrice de pointe qui s'éveille aux joies de la simplicité volontaire et essaie de retrouver au quotidien un lien avec la nature et une douce décroissance, je partage principalement ici mes découvertes et repérages, des bouts de cheminement et mes lectures.

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21 septembre 2007

Vendredi à vélo

Puisque c'est en ce moment la Semaine européenne de la mobilité et qu'on est vendredi, c'est le moment ideal de parler d'une initiative qui a commencé la semaine dernière à Bruxelles: Friday Bikeday.

L'idée: encourager les automobilistes à prendre leur vélo le vendredi pour se rendre à leur boulot.
Armes utilisées: panoplie marketing de base (flyers, etc.) et carottes sous la forme d'un petit-déjeuner sain offert à l'arrivée et d'un classement entre les participants.
Moyen: inciter des entreprises à participer, lister leurs noms et ceux des participants (on peut s'inscrire à tout moment) sur le site ainsi que les kilomètres parcourus, installer des stands Friday Bikeday devant l'entreprise concernée aux heures d'arrivée au travail – c'est là que se trouvent flyers et petits-déjeuners.
But avoué: promouvoir ce moyen de transport qui bat tous les records de vitesse, plaisir, santé et pratique. Mon espoir: qu'ainsi se développent plus de pistes cyclables, plus sûres.

Un doute sur cette histoire de rapidité?
L'asbl ProVelo a effectué des tests comparatifs aux heures de pointe, entre les mêmes trajets en voiture, en transport public et à vélo. Le parcours relie la maison communale de plusieurs communes au Rond-Point Schuman. Résultats sans équivoque ci-dessous.


Quand toutes les voitures sont bloquées, le vélo les dépasse tranquillement…


Plus d'infos:

Rouler à vélo à Bruxelles, site officiel de la Région de Bruxelles-Capitale, avec notamment une carte des pistes cyclables

Provelo, asbl de cyclistes à Bruxelles et en Wallonie, qui propose des conseils, des cours de conduite à vélo, et loue des vélos à prix démocratiques

GRACQ, Groupe d'action et de recherche des cyclistes quotidiens, dont le but est de faciliter l'utilisation du vélo au quotidien – active à Bruxelles et en Wallonie, avec des associations apparentées en Flandre et en Europe

PlaceOvélo, collectif pour promouvoir l'utilisation du vélo à Bruxelles, notamment par l'organisation de "masses critiques": regroupement de cyclistes pour un bout de chemin le dernier vendredi de chaque mois

Atelier CyCLO à Bruxelles, réparation maison de vélos:

Asbl Almagic, location et prêt de matériel cyclistes adapté aux personnes à mobilité réduite

Graphique tiré du site du GRACQ

6 avril 2007

Rouler tue, voler tue

Les pétitions, c’est pour les jeunes ? On se souvient souvent en avoir signé à la pelle à l’adolescence, avant de rentrer dans le rang, puis beaucoup moins. Or aujourd’hui, il est clair que les deux pouvoirs – faciles à ignorer car non mis en avant – qui nous restent sont ce que nous consommons (ou non – on y reviendra) et ce que nous exprimons notamment par la voie des pétitions.
C’est pourquoi j’en relaye une nouvelle ici, qui s’adresse aux politiciens belges en vue des élections législatives de juin, et qui concerne la pollution des voitures et des avions. Non, ce n’est pas une pétition anti-voitures ou anti-avions, elle demande simplement la suppression de la publicité commerciale pour ces moyens de transport. Un parallèle immédiat : les publicités pour l’alcool et la cigarette, qui ont elles aussi perdus leurs droits il y a quelques années sans que ces substances soient interdites. Un moyen comme un autre de limiter le mal.
Extrait du texte:
[…] la publicité commerciale pour les voitures et les voyages en avion augmente effectivement la consommation de ces produits et services, impose à tous des images et des slogans largement contraires aux enjeux de notre époque, retarde et empêche la mise en œuvre de solutions publiques aux problèmes écologiques, économiques et sociaux liés aux transports polluants.

Pour tous ceux qui se sentent concernés, la pétition se trouve ici. Elle est soutenue par 4x4info, Les Amis de la Terre, Friends of the Earth Flanders & Brussels, Inter-Environnement Bruxelles, Inter-Environnement Wallonie, R.A.P. Belgique et Respire asbl.

3 avril 2007

Les gestes simples: les escaliers

Parmi les petites révolutions mentionnées dans Comment le sport vient aux fainéant(e)s, un détail supplémentaire – loin d’être parfait à l’heure actuelle ou d’être purement lié à des considérations sportives. Les escaliers. Ce sont des engins assez incroyables, composés d’un nombre variable de marches, menant généralement d’un endroit à un autre situé plus haut ou plus bas. Nos ancêtres qui n’avaient pas l’électricité avaient inventé ce stratagème pour pallier au manque cruel d’ascenseurs et d’escalators – il fallait bien qu’ils trouvent quelque chose s’ils ne voulaient pas s’étendre constamment à l’horizontale.
Aujourd’hui, nous n’avons plus besoin de ces amisheries pour grimper ou descendre. N’empêche. Moi j’aime les escaliers, et j’essaie de le leur montrer le plus souvent possible. Il ne faut pas les attendre, ils ne tombent pas en panne, ils ne sont pas bondés, ils ne font pas de bruit, ils ne consomment pas grand chose,… et ils font les cuisses.
Au quotidien, malgré des préjugés faisant croire le contraire, ils représentent la liberté. Chacun son rythme, son espace, sa responsabilité. Révolutionnaire. Et parfait pour les claustrophobes de toutes variétés. Seulement voilà, c’est comme écrire à la main, on ne sait plus trop comment ça fonctionne. Un truc de base : commencer par les prendre à la descente... Et quand je les prendrai également à la montée, je n’hésiterai pas à vous le signaler!

21 mars 2007

Comment le sport vient aux fainéant(e)s

Tout le monde le dit: il faut faire du sport. Il faut. Déjà, rien que le verbe: pression, culpabilité, besoin de participer à l'effort commun moderno-urbain, etc. Bref, en découle souvent l'indispensable inscription à un club de sport. Sauf que non. Ou à des cours du dernier truc à la mode qui marche bien si on a le body qui fait classe avec et qu'on le fait trois fois par semaine aux horaires donnés. Sauf que non plus. Voire la promesse partagée avec des amies – réitérée tous les ans – qu'on suivra tel cours de danse "au moins une fois par semaine". Sauf que chaque semaine les téléphones grésillent l'obstacle du jour qui fait que non, pas cette semaine-ci non plus.

Mais bon, pendant ce temps-là, "il faut" toujours. Alors que faire? Je me concentre en ce moment sur trois pistes qui semblent très rapidement porter nettement plus de fruits que les exemples ci-dessus.

1) Marcher. Tout le temps, ou presque. Le plus possible. En profiter pour éviter les trams et bus bondés, polluer encore moins qu'en les prenant, regarder la rue voire écouter de la musique sans déranger tout le monde et donner le rythme à mon pas, etc. Effet secondaire: ne pas devoir trépigner en attendant le tram-bus susmentionné. Et bonus: la liberté de mouvement.

2) Retrouver l'instinct de la danse – quelle formule bien grandiose pour tout simplement dire qu'il m'arriva pendant de longues années de danser comme ça vient ad domiciliam sans préoccupation du type esthétique ou autre, juste pour le seul plaisir de suivre la musique. Le quotidien a repris le dessus avec la conscience du "il faut" être quelqu'un de responsable qui se comporte correctement dans son jeune concubinage. Sauf que.. . non. Alors je me remets à être responsable autrement: dès que la piste de danse (le salon) est libre, si la danse vient elle vient, et comme elle vient.

3) Tenter un truc tout simple au nom tordu qui sonne drelin-drelin ésotérico-baba-pull-en-poils-de-chameau-qui-gratte, mais dont il suffirait de modifier la présentation pour qu'il devienne le dernier hit des revues à la mode chez les madames: Les 5 Tibétains. Voilà, maintenant que c'est dit, tout le monde a arrêté de lire.. . C'est le nom qui fait ça – oubliez le nom. Et c'est quoi, ce truc? Cinq exercices rapides tous les jours au réveil. Des exercices tout à fait normaux, très simples à faire et à comprendre en regardant les photos. J'ai commencé à tester, et ça donne 5-10 minutes par jour. Je répète: une dizaine de minutes max. Rien, c'est rien, et c'est tout à fait gérable – sauf en cas d'invités du week-end, quoique à tester juste pour la réaction, mais hum.
Il est dit que ce serait le "secret de jeunesse" des lamas tibétains, que ça rééquilibre les chakras, etc. Mais plus simplement et dans le cas qui nous intéresse: à court terme ça tonifie pour la journée, à moyen et long terme ça augmente la souplesse et muscle en douceur. Et pas besoin de tenue en lycra flashy ou d'horaires à respecter impérativement peu importent les aléas votre vie. Faisable partout où il y a un sol pour y poser ses pieds et ses mains.
C'est si simple, à se demander pourquoi on n'en entend pas parler plus? (ah oui, j'oubliais, c'est gratuit, ça doit être ça le problème...)

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