Introduction

Ex-consommatrice de pointe qui s'éveille aux joies de la simplicité volontaire et essaie de retrouver au quotidien un lien avec la nature et une douce décroissance, je partage principalement ici mes découvertes et repérages, des bouts de cheminement et mes lectures.

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13 mars 2008

Le clan du néon

Trop de lumière dans nos villes? C'est souvent ce que je pense le soir en regardant le ciel vaguement lumineux où les étoiles se cachent derrière le rayonnement des néons. Normal que nous soyions détraqués à force de ne plus être en contact avec le vrai jour ni la vraie nuit.
Outre qu'elles polluent l'univers visuel et intellectuel (une enseigne, c'est aussi de la publicité), toutes ces lumières nocturnes consomment évidemment de l'électricité. C'est là qu'intervient le Clan du Néon, que je viens de découvrir grâce à Dieu des chats.

Présentation du mouvement, à retrouver sur leur site:
Comment éteindre les néons restées allumés la nuit alors que les commerces sont fermés !!!! Des enseignes lumineuses qui gâchent de l'électricité et nous imposent de la publicité indésirable. Des actions non-violentes initiées pour lutter contre la pollution lumineuse parisienne qui nous empêche de voir les étoiles ! Suivez le mouvement et envoyez-nous vos vidéos !

Originaires de France, ils ont désormais atteint la Belgique:

Une bonne initiative de responsabilité civile (ça va encore passer pour de la déssobéissance cette histoire). Affaire à suivre...

3 février 2008

Stop aux annuaires en papier

Un geste tout simple s'est signalé à moi en arrivant dans ma boîte à messages récemment. Il est tellement simple qu'il a été suivi par beaucoup de monde, pour une fois. Alors pour ceux qui ne sont pas au courant, qui vivent en Belgique et qui ont 5 secondes devant eux, voici l'info, telle que je l'ai reçue:

Saviez-vous qu'en Belgique, 2 250 000 paquets contenant deux annuaires (pages blanches et pages jaunes) sont distribués chaque année dans les foyers ? Et que chaque paquet pèse environ 2,5 kg ? En gros, cela représente, tenez-vous bien, 5 625 000 kg de papier. N'oubliez pas que chaque tonne de papier produite dégage environ 500 kg de CO2.

Vous n'avez pas l'usage de ces deux briques de papier ? Ou vous voulez poser un geste en faveur de la planète ? C'est très simple, signalez à l'éditeur que vous ne voulez plus recevoir les annuaires, en surfant sur son site web, c'est réglé en 1 min:

http://www.1307.be/fr/jsp/1x07be_opt_out.jsp, où vous pouvez d'ailleurs aussi trouver les numéros de téléphone que vous recherchez.

Voilà, simple comme deux hop, testé et approuvé!

21 décembre 2007

Alternatives aux sacs en plastique

Les sacs en plastique font partie des symboles de la société de consommation. Ils sont partout et commencent à peine à être remis en cause. Pourtant, fabriqués à base de pétrole, utilisés en moyenne une vingtaine de minutes avant d'être jetés, puis mettant des centaines d'années avant de "disparaître", ils sont la plaie du quotidien, corollaires des achats fréquents.

La production des sacs en plastique est tout un business qui englouti et détourne des ressources fossiles. Deux infos que l'on retrouve notamment sur le site de la campagne canadienne "Mon sac je le réutilise":
  • 12 millions de barils de pétrole sont nécessaires pour fabriquer 100 milliards de sacs de plastique;
  • 8.7 sacs de plastique contiennent assez d’énergie fossile pour faire rouler une voiture pendant 1 km.
Leur longévité, vue comme merveilleuse à leur apparition, génère un grand nombre de dégâts. Pour n'en citer que deux parmi beaucoup:
D'autres chiffres sont donnés dans cette courte vidéo découverte chez Econo-Ecolo:


Halte aux sacs plastiques
Uploaded by Cosmauxpolis

Alors que faire? Les alternatives ne manquent pas. La première est de ne plus rien acheter... mais ce degré zéro est évidemment impossible.

Les autres options comprennent celle qui fait son apparition dernièrement (en Belgique en tout cas) et qui commence doucement à se généraliser: avoir toujours un sac sur soi, notamment celui proposé par de plus en plus de commerçants, soit un sac résistant qui se plie en un tour de main pour se ranger dans un tout petit étui très discret, qui peut même s'accrocher au pantalon. C'est une variante parmi beaucoup d'autre sur le thème du sac réutilisable.
Certains commerçants proposent également des sacs en matière végétale, ce qui est déjà mieux que le sac en plastique mais ne sont pas la panacée non plus. Un petit tour d'horizon peut être lu dans le Rapport sur l'impact environemental de différents sacs de caisse, revue critique organisée par l'Ademe.

Enfin, pour les plus créatifs, Le Grand Ménage propose de s'inspirer de la tradition japonaise en se lançant dans la mode des sacs en tissu furoshiki.

Les idées ne manquent pas, comme souvent l'essentiel étant de prendre un peu de recul et de se laisser inventer des solutions...

1 novembre 2007

Réduction des déchets, une semaine et le quotidien

Du 3 au 11 novembre, en France, dans le cadre de la campagne nationale “Réduisons vite nos déchets, ça déborde”, est organisée la Semaine de la réduction des déchets. C’est à l’initiative du Réseau Recycleries & Ressourceries, coordonné par l’ADEME et les partenaires de la campagne. Animations, conferences, expositions, débats, etc. exploreront cinq themes: ça déborde; mieux produire; mieux consommer; réutiliser; moins jeter. Une occasion supplémentaire d’interpeler le public au sujet des déchets, qui effectivement débordent, et de lui donner les informations sur la manière de mieux les gérer au quotidien.

Et les petits trucs ne manquent pas : éviter les achats qui comportent trop d’emballage, trier ses déchets pour que tout ce qui peut être recyclé le soit, boire de l’eau du robinet, privilégier le réutilisable dans tous les domaines, consommer des produits frais par exemple vendus en vrac, etc. Autant de gestes simples qui mis bout à bout, malgré ce qui s’en dit, font une différence – et allègent la vie également !

Je me rends compte que je n’ai finalement mentionné que très peu de ces gestes ici, je ne manquerai donc pas de revenir sur les autres, et je suis ouverte à toute proposition pour aller plus loin.

13 octobre 2007

23 octobre: 5 minutes pour la planète (bis)

En février il y avait eu les premières Cinq minutes pour la planète, les voici de retour pour une action dans toute la France (et donc probablement comme la dernière fois dans les pays voisins également) le 23 octobre de 19h55 à 20h00.

Le principe de cette action lancée par l'Alliance pour la Planète: tout éteindre chez soi pendant ces 5 minutes, pour envoyer un signal sur l'urgence de réagir face au changement climatique et à nos pratiques (gaspillages) de consommation. Pas seulement les lumières, mais aussi les appareils électroniques & co. Il est possible sur le site consacré de s'engager à participer, ce qui donne un poids supplémentaire au-delà du comptage électrique.

En France, évidemment, cela a une importance plus évidente face au "Grenelle de l'environnement". Mais en Belgique aussi, par exemple, cela permettrait (espoir, ô espoir) de replacer la question climatique dans des débats politiques qui s'embourbent actuellement (j'ai perdu de vue le compte des jours sans gouvernement... quatre mois maintenant?).

Et puis, c'est une bonne façon d'entamer une soirée aux chandelles, de profiter du calme sans le "bzzz" latents des appareils électroniques qu'on ne remarque plus que quand il n'est plus là...

4 octobre 2007

Les gestes simples: Je bois quand je veux (ou presque)

Dans la série des dépendances aux distributeurs, j’ai nommé les boissons. En parallèle, il y a les dépendances aux marques et aux réflexes qui enferment de la même façon à domicile. Moi qui vous parle, je fus jusqu’il y a peu une accro à l’une des pires boissons, le caca light (mais j'y reviendrai peut-être, car il y aurait beaucoup à dire sur cette horreur qui rend littéralement dépendant). Donc, en dehors des petits plaisirs du genre vin ou jus de fruit, boire de l’eau c’est finalement ce qui nous est le plus naturel.
Alors pourquoi l’acheter en bouteille alors que dans nos foyers de privilégiés elle arrive directement dans le robinet ? Les publicitaires auraient-ils réussi à nous persuader que l’eau du robinet ne serait pas bonne ? Et pourtant elle l’est. Elle passe aujourd’hui de nombreux contrôle et arrive dans nos éviers parfaitement potable et adaptée.

L’eau du robinet offre de nombreux avantages. À domicile, au bureau, chez des amis, dans les toilettes d’un restaurant, etc., elle est là. À portée de mains (ou de bouche). Elle ne génère pas de déchets puisqu’elle n’est pas emballée - imaginez le nombre de bouteilles en plastique ainsi vidées chaque jour! Et elle est incroyablement économique, puisqu’elle coûte entre 110 et 200 fois moins que l’eau en bouteille ! (source : Les Amis de la Terre)

Bon, on me répondra que le goût n’est pas génial, surtout dans ma région où elle regorge de calcaire. On recommande de la mettre au frigo une vingtaine de minutes pour que le goût de chlore, très volatil, disparaisse. Mais cela ne modifie pas le goût du calcaire. La solution est alors toute simple : avoir une carafe filtrante. Celle-ci vous débarrasse de tout ce qui peut rebuter dans l’eau du robinet (juste le goût, généralement) et vous permet d’avoir une bonne boisson, fraîche de surcroît si vous la mettez un moment au frigo. Cela ne prend quasi pas de temps et a changé ma vie quotidienne.

Après la carafe de la maison, j’en ai désormais une seconde pour le bureau. Atterrée de jeter deux petites bouteilles en plastique par jour – ce satané distributeur n’offrant que des demi-litres –, et incapable d’avoir la discipline de MyLove de transporter quotidiennement une bouteille remplie via la carafe à domicile avant de partir, j’ai enfin pris la décision (simple) qui s’imposait. Et je "vole" éhontément l’eau du robinet de mon travail. Voilà.

Pour joindre l’économique à l’écologique, j’ai fait un rapide calcul approximatif : à un peu plus de deux bouteilles d’un demi-litre par jour coûtant chacune 0,90 euros (!), cela me faisait dans les 40 euros par mois pour générer énormément de déchets polluants. La carafe m’a coûté quelque 17 euros...

25 septembre 2007

Les gestes simples: le snack maison

Dans les litanies du quotidien: le petit creux de 10-11-12 heures (selon les personnes et les horaires). J'ai longtemps succombé aux distributeurs pour survivre à cette attaque déloyale de mon corps et tenir le coup jusqu'à la bienheureuse heure du repas de midi. Puis, consciente de l'aberration écolo-économique d'un tel comportement, j'ai ensuite eu une longue période "barre de céréale", bien nourrie de tous les messages publicitairo-journalistico-marketing m'expliquant en long et en large comment c'était bon pour ma santé. Enfin, libérée de cette arnaque-là à son tour, j'ai trouvé le Graal du petit creux: le snack maison.
(Incroyable comme il nous faut, dans notre époque et société, faire le cheminement en arrière pour revenir à des évidences, finalement!)

Sous la main dès que le besoin s'en fait sentir, correspondant de très près à mes envies, meilleur, etc., le snack maison est un concentré d'avantages qui ne demande que l'effort de la prévision. Et encore, celle-ci n'est compliquée que les deux-trois premiers jours, car très vite on intègre le processus au moment des achats, l'imagination se dégourdit et le geste devient machinal. Je me retrouve ainsi quasi tout le temps avec un snack sous la main qui, s'il n'est pas utilisé, peu également être offert en cours de chemin à l'une ou l'autre personne qui aurait faim – non, je ne parle pas que des connaissances, oui je parle de ceux qui tendent la main dans la rue car ils ont… faim.

En quoi consiste le snack maison? À chacun ses envies! Il peut se faire noisettes-amandes-noix-de cajou (mon grand favori), bâtonnets de carottes coupés à la main au réveil (2 minutes 30 secondes), banane/pomme/raisin/etc., tranche de pain à-ce-qu'on-veut, etc. C'est ça qui est pratique: il suit les envies de la personne qu'il va nourrir – au contraire des distributeurs qui imposent leur loi et leurs déchets, et des barres de céréales qui font pareil.

Résumé des avantages:
  • nettement moins cher

  • meilleur pour la santé

  • ne génère pas de déchets polluants (emballage plastique, etc.), surtout s'il est emballé dans un tupperware, ancien pot de confiture recyclé, etc.

  • au total prend moins de temps qu'aller au distributeur et chercher de la monnaie

  • permet de refuser son argent à des entreprises néfastes en ne consommant pas leurs produits

26 juillet 2007

Chaque goutte d'eau compte

L'eau potable, on ne s'en rend pas forcément compte dans les contrées privilégiées, mais c'est une denrée précieuse, dont certains manquent cruellement. Ils sont aujourd’hui plus d’un milliard à ne pas avoir accès à l’eau potable, et on estime les décès liés à une eau insalubre à 15 personnes par minute… Économiser l’eau, dans le sens de ne pas la gaspiller, c’est déjà un pas. Utiliser sa signature pour tenter d’aider certains à en bénéficier, c’en est un autre.

Solidarités, association d’aide humanitaire internationale, a mis en ligne une pétition à ce sujet, qui sera remise en automne au Secrétaire général des Nations unies, et aux Présidents de la France et de la Commission européenne.

En voici le texte :

Nous demandons aux responsables politiques les actions suivantes :

1. Un accroissement significatif des ressources financières nécessaires car celles qui sont affectées actuellement sont dramatiquement insuffisantes pour donner accès à l’eau potable à ce milliard d’êtres humains qui en sont privés.

2. Une mise à disposition rapide de ces ressources financières, en priorité pour les pays les plus pauvres, notamment ceux affectés par des conflits ou des catastrophes naturelles, pour une action humanitaire d’urgence. Une mesure indispensable pour atteindre au moins l’objectif du millénaire des Nations Unies n°7 : réduire, d’ici 2015, de 50% le nombre de personnes privées d’un accès à l’eau potable et à l’assainissement.


3. La création d’une Agence Internationale pour l’Eau, organisme de référence, chargé de la mobilisation des ressources et de leur affectation, de la promotion d’une gestion intégrée de l’eau et de la coordination des acteurs. Elle veillera, au renforcement des gouvernances nationales comme des capacités locales, et au développement d’une politique de sensibilisation et d’éducation. Cette Agence aura aussi comme objectif de s’assurer de la mise en œuvre des décisions.


Pour la signer, c’est par ici.

20 juillet 2007

S'habiller respectueusement

Continuons sur la vague moderne des soldes ambiantes, avec un tour d'horizon des marques qui valent la peine de s'habiller – enfin, d'acheter des vêtements, ou d'avoir juste ce qu'il faut (encore mieux).

S'habiller en matières bio, c'est bien. Acheter des produits réalisés sous le commerce équitable, c'est bien aussi. Acheter des vêtements à la fois bio et éthiques, c'est un plaisir et une douceur incomparables. Le cœur est léger, la culpabilité reste au placard (justement), et même la peau s'en ressent – du coup l'humeur aussi. Depuis mon premier t-shirt éco-éthique, mon seul problème est que ma peau et mon/ma moral(e) le réclament lui et ne veulent plus des autres vêtements. Alors, petit à petit, et en donnant au fur et à mesure les vêtements "méchants" qui ne servent plus à des associations…

Quelques pistes pour commencer – n'hésitez toujours pas à m'aider à les compléter!


IDEO
Vêtements pour femmes, hommes et bébés

Le credo d’Ideo et de toutes celles et ceux qui portent nos vêtements tient dans ces trois mots.
Vibrante avec ses couleurs vives et ses motifs originaux, pour vivre ses convictions sans sacrifier son style
Astucieuse pour des vêtements intelligents, personnalisables à souhait et regorgeant de détails pratiques qui facilitent la vie.
Engagée car Ideo utilise toujours les matières les plus écologiques possibles et cherche à offrir les meilleures conditions de travail aux femmes et aux hommes qui fabriquent la gamme. En portant Ideo, vous vous inscrivez dans le changement et êtes partie prenante de notre engagement pour un commerce équitable et des vêtements qui respectent l’environnement.


ETHOS
Vêtements pour femmes, homes, femmes enceintes et enfants, et accessoires

Ethos, un engagement bio-éthique ou comment concilier la Mode, le travail dans l'industrie textile, la préservation de l'environnement et le respect des droits humains.
Ethos poursuit activement sa démarche bio-équitable. Elle est membre acteur de la Plate-Forme pour le commerce équitable, l’association française qui regroupe des entreprises et associations équitables et aussi Membre de MDRGF, une association militant pour la protection de l’environnement.
Pour Ethos les démarches équitables et biologiques restent intrinsèquement liées car produire éthique signifie prioritairement « produire sans détruire » c’est à dire prendre en compte l’intérêt général humain et environnemental, clés incontournables du développement durable.



HUG
Vêtements pour femmes, hommes et enfants

Hug and Little Green Radicals are both made exclusively with organic and Fairtrade certified cotton. The Hug Womenswear range is made in Peru using premium cotton and the Little Green Radicals range for babies and children is made in Egypt and India.
All our products are made with Fairtrade certified cotton. [..] We have various independent inspectors that verify our manufacturing as sweatshop free. All the cotton we use is organic. This ensures the farmers don’t have to handle dangerous chemicals and our clothing is kinder on your skin. The cotton is certified organic to either Skal or Demeter standards. Since May 2006 all our prints have been produced using the most ecological water based inks available. […]
We are not perfect and we are constantly striving to improve the way we do business.



GOSSYPIUM
Vêtements femmes, hommes et enfants

We believe we have a responsibility to our planet and to everyone on it to produce textiles and clothes made from biodegradable materials, in a way that continuously seeks to move towards zero environmental impact. We believe that sustainability at every level is the basis of ethical and environmentally sound production. […]
We do not change our styles each season, but continue year on year, which increases the quality of our product and allows workers to increase their level of competence for particular production.


LEELA COTTON
Vêtements d'intérieur pour femmes, hommes et enfants

Le coton pour LEELA COTTON est cultivé et récolté selon les règles de l’agriculture biologique et certifié par l’organisme de contrôle SKAL.
Les teintures et couleurs utilisées pour colorer ou imprimer les textiles correspondent aux normes environnementales les plus sévères (pas de métaux lourds, pas de blanchiment au chlore etc.).
Les accessoires comme des boutons sont faits en matériaux naturels(bois, cocos)
Pour les fermetures éclairs on utilise des métaux sans nickel. Les fils à coudre consistent en coton mercerisé.
Le processus de transformation ainsi que le produit fini sont sous le contrôle régulier de l’organisme SKAL.
La production a lieu dans une entreprise familiale en Turquie qui apporte une garantie sociale sur toute la chaîne de fabrication.



KAMAKALA
Vêtements pour femmes

Jeune marque éthique résolument féminine et créative, Kamakala s'inscrit dans une démarche éthique progressiste. Elle tire son inspiration des costumes traditionnels du monde entier et les adapte aux contraintes d'une vie active, pour faire entrer le monde dans les garde-robes de la femme moderne […]
Directement inscrite dans le respect de la charte de la plateforme du commerce équitable, la démarche de Kamakala est progressiste […]. Au fil des collections, nous développons la dynamique écologique de notre travail : en seulement trois saisons, nous sommes parvenues à produire une gamme en coton 100% biologique certifié Skal au sein de notre collection été 2007. Notre ambition est de développer le plus possible la création de modèles en tissus issus de l'agriculture biologique pour devenir à terme une marque 100% bio.



ECOLUTION
Vêtements pour femmes et hommes, chaussures et accessoires en chanvre

Le chanvre est une plante ayant le potentiel d’offrir des solutions écologiques précieuses afin d’aider notre civilisation à transformer son économie actuelle dans une autre, plus naturelle. Toute l’énergie nécessaire à la vie sur la terre provient du soleil et des plantes. Afin de créer un cycle durable pour la vie, une économie viable doit être baser sur des hydrates de carbone renouvelables (plantes) – l’alternative vitale aux hydrocarbures non-renouvelables (pétrole et combustibles solides). […] Nous sommes à même de créer une voie durable en intégrant de manière holistique l’activité humaine dans les écosystèmes qui nous maintiennent. Nous devons en faire autant en ce qui concerne nos activités d’extraction, de culture, de fabrication, de distribution, de régulation et de consommation. […]
Chez ECOLUTION®, fidèle aux idéaux originaux qui ont inspirés sa création en 1990, nous nous sommes dédiés à travailler avec les fibres en chanvre afin de fabriquer des produits textiles de premier choix dans la manière écologique la plus saine possible.




MACHJA
Vêtements pour femmes, hommes et bébés

Machja est une entreprise équitable nouvelle manière. Loin d'un cliché d'une mode ennuyeuse et sans surprise, Machja a pris le parti du beau, et démontre qu'il est possible de porter des vêtements écologiques, socialement responsable et sexy.
Les motifs d'inspiration corse (en broderie ou flockage) constituent la signature de la marque.
La démarche de ses fondateurs est inspirée par le métissage (Corse et Asie) et le principe du respect : respect de l'individu; respect de l'environnement; respect du consommateur.



LES FÉES DE BENGALE
Vêtements pour femmes

L'univers textile des fées de Bengale est ultra-féminin, il allie formes souples, décolletés profonds et détails de broderie.
Travailler sur des principes éthiques comprend une dimension humaine, sociale et environnementale. […] Les Fées de Bengale, c'est le respect de l'environnement, des acteurs de la chaîne, une transparence dans sa gestion…
Porter les Fées de Bengale, c'est se faire plaisir et c'est aussi "l'effet papillon". Rêvez, ouvrez vos ailes de Fées, leur moindre petit battement est bénéfique.


POULPICHE
Vêtements pour femmes, hommes et enfants

La culture du coton biologique n'utilise pas de pesticide ni d'engrais chimique, elle restaure la fertilité des sols et l'équilibre des écosystèmes.
Le jersey de coton utilisé par Poulpiche est certifié par la norme SKAL.
Poulpiche a choisi de faire fabriquer ses vêtements en France.
Avec les professionnels de la région Nord-Pas-De Calais ( petite unité de production, artisan sérigraphiste,...), Poulpiche valorise les savoir-faire locaux et participe aux maintiens de l' emploi en misant sur la créativité.



TUDO BOM?
Vêtements pour femmes, hommes et enfants

Des vêtements équitables, vecteurs d’optimisme et de changement. Un vêtement TUDO BOM? c’est avant tout une couleur, une couleur qui communique de l’énergie. Une énergie qui donne envie de se bouger, de s’impliquer pour faire changer les choses.
L’idée est de construire ensemble un monde juste où la relation humaine prend sens et se fait dans le respect. […]
Respect des individus, qui se traduit par notre démarche équitable avec nos fournisseurs.
Respect de la planète, qui se concrétise par notre engagement écologique: nous accompagnons aujourd’hui 40 producteurs dans leur conversion vers le coton biologique.
Respect des consommateurs en leur proposant un produit de bonne qualité dont ils peuvent connaître la couturière, le teinturier,…, s'ils le souhaitent.
Le respect de ces règles de vie se fait dans la transparence.


UNICORN
Vêtements pour femmes

Unicorn is a Couture with a Conscience label. It is the future of fashion with style, character, substance and conscience coalescing seamlessly into one.
Unicorn brings you beautiful fashion with a great story-behind-the-clothes to tell your friends, elevating the experience of wearing clothing to a higher level.
Unicorn uses only certified organic or eco-dyed fabrics made in fair conditions.
A unicorn is a symbol of purity. In medieval tapestries, it features alongside a beautiful maiden and a delicate pristine environment. At Unicorn we create beautiful clothes while trying all we can to preserve and improve our environment, our amazing wildlife and in the end our own quality of life.



PACHACUTI
Vêtements et accessoires pour femmes et hommes


Pachacuti means 'world upside-down' in the South American language of Quechua and one of our principal aims is to redress the economic balance for the people with whom we trade. Pachacuti designs, retails and wholesales a wide range of Fair Trade clothing and accessories from the Andes.
At Pachacuti we are committed to creating a successful, contemporary fashion and accessories business built on the foundation of fair trade. As we develop and design contemporary collections, seeking new markets, we stand committed to our Latin American producers by establishing long term relationships which respect their cultural heritage through the preservation of their traditional skills.
Fashion first, fair trade always.



CORA KEPERMAN
Vêtements pour femmes

Corporate Social Responsibility (CSR) implies that you, as a company, in everything that you do, take the 3 P's, which stands for People, Planet and profit, into account. For us as a company this is part of the quality of our product.


SEYES
Polos femmes et hommes

Lauréat du Prix de la Mode Éthique, SEYES Pullover a pour mission d’imposer une alternative écologique et durable aux marques actuelles et de s’affirmer comme la référence française du tricot haut de gamme.
Les articles sont en pur coton biologique issu du commerce équitable et intégralement fabriqués en France pour participer au maintien des emplois dans l’Hexagone. Tous les processus de fabrication sont étudiés et contrôlés afin de préserver l’environnement, la santé et la dignité des personnes. Une ligne de pullovers et d'accessoires d’une qualité exceptionnelle pour homme et femme, raffinée et contemporaine, faisant rimer valeurs avec élégance.
(présentation par Créateurs d'autrement)


G=9.8
Sous-vêtements en fibre de pin pour femmes et hommes

Eco-conçues, les créations de g=9.8 ont une empreinte environnementale minimale :
- Matière première biodégradable produite à partir de l'élagage des branches de pin blanc, ne participant pas à la déforestation.
- Fabrication de nos produits dans un petit village de France malgré un coût de revient relativement élevé.
- Label garantissant au consommateur l'innocuité vis à vis des risques d'irritation et d'allergies.
- Consommation en eau réduite.
- Tissu labellisé OEKOTEX STANDARD 100.
- Ecoemballage ou des pochettes en soie.
- Transport ferroviaire plutôt que routier pour les livraisons des revendeurs.
[La] fibre [de pin] possède aussi des qualités étonnantes : thermorégulatrice, isolatrice thermique, bactério-statique (limitation de la prolifération bactérienne), anti-stress, et très résistante au lavage.


PEAU-ÉTHIQUE
Sous-vêtements en coton bio pour femmes, hommes et enfants

Fondée en 2004 la société C.A.BIO propose sous la marque Peau-Ethique une ligne de lingerie, vêtements de nuit et chaussettes, du bébé à l'adulte en coton issu 100% de l'agriculture biologique pour le confort mais aussi par respect de l'environnement.
[…]
Nous garantissons que les conditions sociales et de travail avec nos partenaires sont claires et transparentes […]. La Turquie est un des premiers producteurs mondial de coton biologique.
[…] Nous mettons un point d’honneur à travailler en totale transparence afin que les producteurs ne soient pas exploités face à un prix d’achat injuste, et afin que lors de leurs achats, chaque consommateur prenne conscience des conséquences sociales de son acte.



BIONAT
Chaussures pour femmes et hommes


Pour la fabrication de ses chaussures, Bionat s’inscrit tout à fait dans une éthique écologique. C’est un produit éco-conçu, c’est-à-dire qu’il est fabriqué pour durer (garanti un an) avec des matériaux naturels et biodégradables : cuir tannage végétal, semelles en pur lait d’hévéa (latex naturel). Sa fabrication dans nos ateliers est artisanale. Nous assurons le SAV et le ressemelage des chaussures.
Bionat est un vrai produit équitable. Le commerce équitable commence ici chez nous. Il n’a de sens que pour des produits que l’on ne trouve pas sous nos latitudes : café, thé, coton, etc. Fabriquer des chaussures à des milliers de kms, même en payant mieux les ouvriers n’a plus rien d’équitable, car cela crée du chômage ici, sans parler de la pollution due au transport .
Bionat c’est le maintien des emplois et du savoir faire en France.



VEJA
Baskets pour femmes et hommes

L’initiative du projet Veja tient en une question : Un autre monde est-il possible ?
Coton biologique du Nordeste brésilien, caoutchouc naturel d’Amazonie, cuir écologique, Veja tente d’inventer des façons différentes de travailler.
Le projet Veja repose sur trois principes forts :
1. Privilégier les matériaux écologiques
2. Utiliser du coton et du caoutchouc issus du commerce équitable
3. Fabriquer les produits dans la dignité
Veja propose une nouvelle manière de penser et d’agir en créant une chaîne solidaire et écologique du producteur au consommateur.

14 juillet 2007

Petit livret pour la terre

Comme c’est français, les adresses données restent locales, mais c’est bourré d’infos utiles dans tous les pays : le Petit livret pour la terre propose plein d’astuces et de conseils pour adapter sans réelles restrictions sa vie quotidienne dans un esprit plus respectueux de l’environnement – voire du porte-monnaie.
À télécharger, à lire, un bon début pour s’en inspirer et recréer son quotidien autrement.

4 juillet 2007

Sentir la noisette grillée

Un déménagement en plein effort de simplicité volontaire, ça vous débroussaille bien l'univers. Qu'est-ce qu'on respire mieux!

Mais voilà, qui avait décidé d'attendre d'avoir bougé avant de remplacer ses produits vidés, oubliant qu'elle emménageait un week-end et que tout serait fermé? Hum. L'erreur étant le meilleur chemin vers la découverte, c'est donc tant mieux car c'est ainsi que pour trouver comment tartiner ma face, à court de à peu près tout, je me suis tournée vers une fiole d'huile de noisette que j'utilisais vaguement sur les mains. Et là, magie, jamais mon visage n'a autant aimé ce que je lui ai mis sur la peau - et il ne lui est même pas venu à l'idée de hurler que je le prenais pour une salade. Comme quoi, si on a le bon produit naturel, moins on en fait mieux c'est: un nettoyage de base puis deux trois gouttes d'huile de noisette, et hop.

L'huile végétale de noisette bio, je le proclame haut et fort, est une merveille. Même mon frère, technomodernboy en visite, a tout de suite voulu en acheter pour sa dulcinée - c'est dire.

Les différentes propriétés de cette huile sont les suivantes:
- elle protège de la déshydratation,
- elle équilibre la production de sébum,
- elle purifie,
- elle assouplit et adoucit (là c'est frappant, ma peau est toute douce à croquer),
- elle pénètre facilement et rapidement sans laisser de film gras.

Très douce, elle est recommandée pour les peaux mixtes à grasses et les peaux sensibles. Elle était donc parfaite pour moi, et je la recommande chaudement à toutes et tous.

28 mai 2007

Les gestes simples: non à la pub

Partout, tout le temps, la publicité dans vos oreilles et sou vos yeux, titillant votre inconscient, achetez ceci désirez cela. Publicité dans les hauts-parleurs des grandes surfaces, placardées sur les trams, couvrant les palissades de travaux, nourrisant les boîtes aux lettres, etc. La publicité vomit partout ses messages abrutissants tendance mensongers avec des budgets insensés, grand mécène du nouveau monde - à se demander comment je fais pour respirer puisque je ne suis pas sponsorisée pour le faire.

Enfant j'adorais la pub, fascinée et connaissant les slogans par coeur, trouvant magique tous ces produits qu'elle proposait pour embellir ma vie. Si j'avais en ma possession tout ce qu'elle me suggérait, ma vie c'est sûr allait devenir un paradis. L'enfant étant bien fragile face à ces messages matraqués, il est donc une cible de choix. À ce niveau-là, je suis bien contente d'avoir grandi, et ouvert les yeux sur cet enfer de la consommation.

Comment se défendre face à la pub et s'en protéger?

La pub radio-télé
Une amie me parlait il y a plusieurs années de sa façon de procéder lorsqu'elle écoutait la radio (mise en fond fréquemment), surtout face à ses enfants: chaque fois que la phase pub démarrait elle baissait le volume au minimum et expliquait à ses enfants si cela les intriguait en quoi la pub pouvait les convaincre qu'ils pensaient quelque chose qu'ils ne pensaient pas à la base. Une méthode qui demande du réflexe mais a l'avantage de développer l'esprit critique dès l'enfance. L'adopter pourrait éviter de nombreux drames à beaucoup de familles en période pré-Noël...
Donc, ne plus écouter/regarder la pub radio-télé, avec pour seule arme la gestion du volume sonore.

Les publicités dans les boîtes aux lettres
Ne plus recevoir la myriade quotidienne de papier gaspillé qui vante les "mérites" de tel ou tel produit dans sa boîte aux lettres, c'est possible. Il suffit d'apposer un autocollant anti-pub sur sa boîte pour filtrer la masse. À Bruxelles, cet autocollant porte bien son nom: "autocollant anti-gaspillage"! Il permet de choisir si l'on refuse la publicité, la presse gratuite ou les deux, et surtout il a une force légale: en cas de non respect, on peut reporter le délit en utilisant le formulaire de plainte à cet effet.
Par contre, je leur ai demandé, cela ne fonctionne malheureusement pas envers les tracts électoraux (qui commencent à pleuvoir en vue des législatives). Voici la réponse de l'IBGE: "La publicité électorale n'est pas visée par l'arrêté régional qui interdit la publicité dans les boîtes aux lettres portant l'autocollant. Il n'y a donc pas moyen de s'opposer à ce qu'on dépose des tracs électoraux dans votre boîte aux lettres, sauf par une affichette que vous feriez vous-même, mais qui n'aurait aucune force légale." Bon, on va toujours essayer...

Les publicités nominatives
En Belgique, s'inscrire sur la liste Robinson permet de ne plus recevoir de courrier publicitaire nominatif (papier ou mail) et de ne plus être contacté par le marketing téléphonique (téléphone ou sms). Concrètement, lorsqu'elles constituent un fichier d'adresses ou de numéros de téléphones pour un "tir marketing", les entreprises doivent comparer leur listing avec la liste Robinson et en retirer tout numéro ou adresse qui figure sur cette dernière. Cette obligation ne tient que pour les entreprises membres de l'Association belge du Marketing Direct, l'effet ne sera donc pas total, mais le site de la liste Robinson annonce une diminution d'environ 80% des publicités nominatives. C'est déjà ça de pris sur l'ennemi...
Autre méthode: renvoyer à l'expéditeur. Lors des envois personnalisés avec enveloppe de réponse prépayée inclue, mettre tout le contenu reçu dans cette enveloppe et poster...

Les publicités "cachées"
Au royaume des marques, tous les coups sont permis. Et une mode infatiguable trouve depuis plusieurs années des femmes et hommes sandwich non seulement bénévoles, mais qui payent carrément pour offrir leurs services de diffusion du message publicitaire. Tous ces vêtements et accessoires couverts de logos de marques, vénérant la gloire du fabriquant, vous trouvez ça normal? vraiment?
Non. Alors stop, plus aucun achat de ces produits, qui sont d'ailleurs généralement polluants et fabriqués dans des conditions troubles. Si la mode c'est de trimballer des effigies, je ne vois pas l'intérêt.

Les échantillons
Ah, j'entends déjà des hordes de femmes me hurler dessus. Quoi! Refuser des échantillons? Sacrilège! Je leur donne rendez-vous sur cet article où j'avais déjà développé le principe.

Pétitions
Signer les pétitions soit contre certains types de pub, par exemple celles pour les transports polluants, soit contre les publicités en général suivant leur mode de diffusion: celles envoyées dans les boîtes aux lettres ou celles projetées au cinéma ("Plutôt 15 minutes de rêve que 15 fois une minute de vide"), par exemple.

Participer à des campagnes anti-pub
Les plus motivés peuvent également participer aux campagnes lancées régulièrement par les Casseurs de pub, R.A.P. (en France et en Belgique), les Déboulonneurs ou Respire.

Etc.
Pour plus de conseils et astuces du quotidien, rendez-vous sur les sites de R.A.P. Belgique, Respire,... (voir liens ci-dessous)


Plus d'infos:
Belgique:
Autocollant anti-pub - Bruxelles: IBGE (administration bruxelloise de l’environnement)
Autocollant anti-pub - Region wallonne
Liste Robinson
R.A.P. – Résistance à l’agression publicitaire (Belgique)
Respire asbl - libérer l'espace public de la publicité commerciale

France:
Autocollant stop-pub: voir sur le site de l’Ademe
Brigades Antipub
R.A.P. – Résistance à l’agression publicitaire (France)
Casseurs de pub
Les Déboulonneurs

13 mai 2007

L'environnement aux législatives

Le 10 juin prochain, on vote aux législatives en Belgique. Le moment idéal de faire passer par les urnes certains principes. Et si l'on parle souvent de l'environnement mais qu'il n'est malheureusement toujours pas dans les réelles priorités, il est plus que temps d'agir concrètement.

Greenpeace Belgique a établi un mémorandum de huit propositions politiques, mais surtout propose sur ces pages d'y voir les réactions et propositions concrètes des différents partis politiques.
De quoi faire son choix en toute conscience environnementale.

À noter que la section belge d'Amnesty International a elle aussi préparé un mémorandum en vue de ces élections.

Quant aux programmes complets, ils se trouvent sur les sites des différents partis. Ci-dessous liens vers les programmes des principaux partis francophones (liste par ordre alphabétique, susceptible d'être complétée – la liste des candidats a été bouclée hier et n'est pas encore publiée):
Et enfin, comment qu'est-ce quoi ces élections, pour ceux qui seraient perdus, le site officiel y répond (peut-être, ou essaie en tout cas): Direction des élections

2 mai 2007

La consommation en texto

How you spend your money is how you vote on what exists in the world.

Et voilà toute la problématique du "c'est pas nous qui décidons de la société de consommation, on ne peut rien y changer donc autant en profiter" mise en perspective.

24 avril 2007

La simplicité? Oui mais volontaire alors!

Depuis quelque temps, grand vent de changement dans le quotidien. On trie, on jette, on recycle, on donne, on modifie, on adapte doucement ses habitudes à ses convictions,… Bref, on tente de retourner à l’essentiel, de se désencombrer – et la perspective d’un déménagement dans l’année motive énormément!
Je n’ai découvert qu’en cours de route, lors de mes pérégrinations sur Internet, que tout cela n’était pas original comme certains pourraient tenter de me le faire penser, mais assez répandu (à comprendre dans le sens d’une minorité, bien entendu – oui c’est logique)(si). Le fait que Reginakakou parlait l’été dernier avec délices d’un livre sur la simplicité aurait dû me mettre la puce à l’oreille…

Je rentrais sans le savoir dans le mouvement de la Simplicité volontaire… La simplicité volontaire, c’est une manière d’aller vers la frugalité, de se défaire de l’inutile, de vivre avec moins de possessions mais plus d’humanité – un art de vivre souvent associé à l’écologie et qui se retire du chemin de la société de consommation (et de tous ses gadgets gratuits ou non). Une façon de ne plus s’appuyer constamment sur la consommation effrénée qui peut aisément nous transformer en assistés.

« Volontaire » dans le nom, ce n’est pas là que pour faire pas joli. Volontaire car c’est un choix, une définition de sa propre façon de vivre par soi-même – et non par la pub, par exemple. Reprendre le contrôle de sa vie au lieu de suivre le courant les yeux fermés.

Le Réseau québécois pour la Simplicité volontaire est né en 2000, et définit cinq raisons qui amènent généralement les gens sur ce chemin :
- parce que leur situation financière n’a plus de sens, qu’ils n’arrivent pas à rejoindre les deux bouts ;
- parce qu’ils voient leur vie passer en coup de vent, n’ayant pas de temps pour en prendre conscience, pour la vivre vraiment et pour faire ce qui pourrait réellement lui donner un sens ;
- parce qu’ils se préoccupent de l’environnement et qu’ils prennent conscience du gaspillage qu’entraîne notre style de société ;
- parce qu’ils sentent le vide de leur vie meublée par la consommation, mais qui ne laisse pas de place au développement de leur spiritualité ;
- parce qu’ils prennent conscience des inouïes disparités qui caractérisent ce monde dans lequel nous crevons à cause de notre surconsommation alors qu’ailleurs on manque de l’essentiel.

Rien n’empêche d’y arriver autrement, voire de ne pas suivre à la lettre toutes leurs pistes – le dogme, en toute chose, est dangereux…

Une des bouffées d’air frais, c’est l’autonomie qui en découle. Quand on se rend compte qu’on est incapable de produire quoique ce soit par soi-même et que chaque choix passe par la carte de crédit (achat ou appel d’un pro), cela fait froid dans le dos. En (ré)apprenant à faire soi-même, on fait avancer beaucoup de choses, et pas que pour soi. Et l’incroyable satisfaction que cela peut apporter… voire l’éclat de rire aux premiers essais complètement ratés de pain maison et autres folies !


Pour en savoir plus :
Présentation sur Wikipedia
Réseau québécois pour la Simplicité volontaire
Decroissance.info - Site dédié à la décroissance et à la simplicité volontaire
Psychologies - un article très léger sur une façon de débuter dans cette voie
Méthodes pour économiser dans une optique de simplicité volontaire par François Privé
Groupe de discussion
Simple pratique - résultats de ces discussions présentés sous forme de dossiers
La simplicité volontaire sur Bio-Blog

3 avril 2007

Les gestes simples: les escaliers

Parmi les petites révolutions mentionnées dans Comment le sport vient aux fainéant(e)s, un détail supplémentaire – loin d’être parfait à l’heure actuelle ou d’être purement lié à des considérations sportives. Les escaliers. Ce sont des engins assez incroyables, composés d’un nombre variable de marches, menant généralement d’un endroit à un autre situé plus haut ou plus bas. Nos ancêtres qui n’avaient pas l’électricité avaient inventé ce stratagème pour pallier au manque cruel d’ascenseurs et d’escalators – il fallait bien qu’ils trouvent quelque chose s’ils ne voulaient pas s’étendre constamment à l’horizontale.
Aujourd’hui, nous n’avons plus besoin de ces amisheries pour grimper ou descendre. N’empêche. Moi j’aime les escaliers, et j’essaie de le leur montrer le plus souvent possible. Il ne faut pas les attendre, ils ne tombent pas en panne, ils ne sont pas bondés, ils ne font pas de bruit, ils ne consomment pas grand chose,… et ils font les cuisses.
Au quotidien, malgré des préjugés faisant croire le contraire, ils représentent la liberté. Chacun son rythme, son espace, sa responsabilité. Révolutionnaire. Et parfait pour les claustrophobes de toutes variétés. Seulement voilà, c’est comme écrire à la main, on ne sait plus trop comment ça fonctionne. Un truc de base : commencer par les prendre à la descente... Et quand je les prendrai également à la montée, je n’hésiterai pas à vous le signaler!