Introduction

Ex-consommatrice de pointe qui s'éveille aux joies de la simplicité volontaire et essaie de retrouver au quotidien un lien avec la nature et une douce décroissance, je partage principalement ici mes découvertes et repérages, des bouts de cheminement et mes lectures.

Affichage des articles dont le libellé est Jour le jour. Afficher tous les articles
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21 avril 2009

On ferme

Ceux qui passent encore par ici (s'ils existent) n'auront pas manqué de remarquer que ces derniers mois il ne s'y passe rien...
Qu'on se rassure, la décroissance ne s'est pas arrêtée dans mon petit foyer, mais mon petit foyer s'est agrandi et depuis je n'ai plus une minute à consacrer à ce blog.

J'ai hésité à partager ici mes découvertes parentales, mais il me semble que ce n'est pas l'objet, et le sujet est si bien traité ailleurs, où j'ai pioché idées, réconfort, communauté d'idées et autres jolis moments:
De la petite graine aux premiers pas
Bibou d'avril
Le monde de Bibouillette
En direct de la fabrique de crevette
Elever son enfant... autrement

Je ferme donc, au moins momentanément, ce blog, qui ne disait finalement rien de nouveau si ce n'est que c'était avec mes mots à moi. Pour approfondir, je suggère à quiconque passerait ici d'aller voir sur les blogs de la Ligne Simple et chez les autres Freemen.

Bons voyages!

28 janvier 2009

Le journalisme en Belgique - Carte blanche

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui ce sera du copier/coller, venu directement d'Acrimed...

Nous publions ci-dessous, précédée d’une présentation rédigée par ses signataires, une « tribune libre » refusée par les deux principaux quotidiens belges francophones, Le Soir et La Libre Belgique. (Acrimed)

***

A la suite du licenciement brutal de quatre journalistes, y compris la rédactrice en chef, du principal hebdomadaire belge francophone d’actualité, Le Vif-L’Express (groupe Roularta), une « carte blanche » (texte ci-dessous) a été rédigée par l’Association des Journalistes Professionnels et par des professeurs d’université responsables des principales écoles de journalisme à Bruxelles et en Wallonie.

La publication de ce texte a été refusée par les deux quotidiens de référence en Belgique francophone, Le Soir et La Libre Belgique. Les auteurs de ce texte sont aussi consternés par ce refus que par les faits qui ont suscité le texte.

Contournant ce refus de même engager le débat, nous avons entrepris de faire circuler ce texte par tous les moyens disponibles en dehors des médias dont l’autocensure ne fait que démontrer par l’absurde les constats très inquiétants soulignés par le texte.

Nous vous invitons à diffuser largement ce texte. Sa circulation virale démontrera la futilité des efforts de ceux qui pensent qu’il est encore possible aujourd’hui d’étouffer la circulation d’idées qui dérangent ceux qui, par ailleurs, se posent en défenseurs d’une société du dialogue et du débat.

***

La carte blanche rédigée par l’Association des Journalistes Professionnels et des professeurs d’université à propos du conflit au Vif et refusée par Le Soir et La Libre Belgique.

Un journalisme mis au pas

Le brutal licenciement signifié sans motif, le jeudi 22 janvier, à quatre journalistes chevronnées de l’hebdomadaire Le Vif /L’Express n’est pas qu’une péripétie douloureuse au sein d’une grande entreprise, comme il s’en déroule hélas chaque jour dans le pays. La mise à l’écart de collaboratrices qui comptent jusqu’à vingt ans d’ancienneté au sein du magazine, et qui en ont forgé les valeurs autant que la réputation, relève en l’occurrence d’une épuration dont les intentions manifestes sont inquiétantes pour la liberté rédactionnelle du Vif en particulier et pour le journalisme en général.

Le directeur du Vif/L’Express, qui s’était déjà signalé antérieurement à Trends/Tendances par une propension à distribuer des C4, et qui en est, au Vif, à 6 licenciements, 2 départs et 2 déplacements imposés, l’a précisé lui-même : aucune raison économique ne l’a poussé à congédier la rédactrice en chef et 3 rédactrices spécialisées l’une en politique intérieure, l’autre en sciences, la troisième en culture. Invoquant des relations dégradées entre l’équipe de rédaction et la rédactrice en chef, la direction – qui n’a pas réussi à résoudre ces problèmes – a choisi la manière la plus radicale d’y mettre fin. Le prétexte est non seulement léger mais, en outre, il ne concerne pas toutes les journalistes concernées.

La valse des licenciements, entamée au Vif voici bientôt trois ans, traduit en réalité une obsession constante : mettre au pas la rédaction du premier magazine d’information générale de la Communauté française, qui avait précisément fondé sa crédibilité sur une totale indépendance d’analyse et de jugement, tant à l’ égard de ses propres actionnaires – le groupe flamand Roularta– que vis-à-vis des différents pouvoirs, politiques comme économiques, de la société belge.

Durant plus de deux décennies, Le Vif/L’Express a pu défendre un journalisme exigeant, soucieux d’abord de la pertinence et de l’utilité, pour ses lecteurs, des sujets qu’il abordait. Au nom de cette éthique, il pouvait parfois estimer nécessaire de fâcher un annonceur, de heurter un ministre ou de consacrer une couverture à un thème moins vendeur. Tout cela n’est plus allé de soi dès l’instant où, inquiétée par une légère érosion des ventes, la haute direction de Roularta s’est laissée convaincre qu’il fallait remplacer les journalistes expérimentés, couper les têtes qui dépassent, et faire de la docilité aux impératifs économiques de l’entreprise un credo admissible.

L’éditeur du Vif n’est pas le seul à déposséder ainsi la rédaction de sa capacité à penser ses priorités et à définir ses champs d’action. En Belgique comme à l’étranger, trop d’entrepreneurs de presse choisissent, parfois sous le prétexte des difficultés économiques, d’appauvrir les contenus, de réduire les effectifs, de se priver de plumes critiques et d’esprits libres, de mettre au placard des talents fougueux, et de préférer des chefs et sous-chefs soumis.

Le Vif n’est pas le seul, mais il est l’unique hebdomadaire d’information générale largement diffusé en Communauté française. Ceux qui l’épuisent aujourd’hui de l’intérieur portent à cet égard une responsabilité devant l’ensemble de l’opinion.

A l’inquiétude pour l’avenir de ses journalistes chassés, mais aussi de ceux qui restent, s’ajoute la stupéfaction face à la brutalité sociale : convoquées un soir par un SMS sur leur portable, les quatre licenciées ont été renvoyées sur le champ de grand matin, avec interdiction formelle de repasser par la rédaction pour emporter des effets personnels. Deux heures sous surveillance leur ont été concédées, le samedi suivant, pour cette besogne. De quelle faute gravissime, de quel délit, ces quatre là étaient-elles donc coupables pour mériter un tel mépris ? Rien ne justifie une telle violence dans les relations sociales, qui en l’occurrence se double d’un réel mépris pour le droit du travail et contraste avec l’image de la paisible entreprise familiale qu’aime à se donner Roularta. La réaction de la Société des Journalistes du Vif – qui observait dès jeudi un arrêt de travail – comme le soutien inconditionnel de l’Association des Journalistes Professionnels et des syndicats, indiquent que la limite de l’acceptable a été franchie.

La crise financière, la chute des revenus publicitaires, la diversification technologique des médias et les investissements qu’elle réclame ne pourront jamais justifier à nos yeux que le journalisme soit réduit à sa seule valeur économique, que les journalistes ne soient plus les chiens de garde de la démocratie mais seulement des petits soldats zélés chargés de vendre des contenus formatés pour les impératifs commerciaux à court terme.

Nous avons besoin de rédactions expérimentées, en effectif suffisant, libres et indépendantes. Comme nous avons davantage besoin de matière grise, d’expertise, de culture et de réflexion journalistique étayée que de mise en scène spectaculaire de papiers vulgarisés à l’extrême pour plaire au plus grand nombre. Les comportements de certains managers et les plans d’économie concoctés au nord comme au sud du pays ne vont pas dans ce sens. Maintenons à nos médias leurs capacités intellectuelles : respectons les journalistes !

Martine Simonis, Secrétaire Nationale de l’Association des Journalistes Professionnels
Pascal Durand, Professeur ordinaire à l’ULg
Benoit Grevisse, directeur de l’école de journalisme de Louvain (UCL)
François Heinderyckx, Professeur ordinaire à l’ULB
Claude Javeau, Professeur émérite de l’ULB
Jean-Jacques Jespers, directeur de l’école universitaire de journalisme de Bruxelles (ULB)
Hugues le Paige, journaliste
Gabriel Ringlet, Professeur émérite de l’UCL
Marc Sinnaeve, Président du Département journalisme de l’IHECS.

16 janvier 2009

La 2e Nuit des Publiphobes

On ne le dira jamais assez, la pub c'est le mal. L'asbl Respire - qui promeut la décroissance - rappelle qu'en Belgique c'est environ 900 euros par habitant qui ont été dépensés l'an dernier pour nourrir cet engrenage. Mais que peut-on faire pour s'en défendre? Plusieurs choses, dont se rendre à la Nuit des Publiphobes, dont la première édition avait eu lieu en décembre 2007, et la seconde se tiendra le 30 janvier dès 19 heures au Cinéma Nova à Bruxelles.

De quoi s'agit-il? D'une soirée dont le but avoué est de déconstruire la logique du système publicitaire dans une ambiance festive.


Au programme:

19h00
Ouverture d'une exposition d'Emmanuel Tête.

20h00
Présentation de la campagne Parapub du GSARA et des vidéogrammes/capsules radio des lauréats du Concours de scénarios pour un regard critique citoyen sur la pub.

20h30
Projection en avant-première du film Architecture-Supermarché-Histoire (Un pied dans le jardon du miel) de Bernard Mulliez (Belgique, 2009, 89').
Le film sera suivi du débat "De la pub à l'école? À l'école de la pub?", avec Bernard Legros, co-auteur de L'école et la peste publicitaire (Aden, 2007), un directeur d'école et un représentant de la Commission de l'article 41.

23h00
Spectacle en chansons, texte et image sur la publicité sexiste: Les femmes savent pourquoi, de Françoise Walot (Belgique, FR, 50')

1 janvier 2009

Blog année

Malgré les apparences, je n'ai pas abandonné ce blog, mais 2008 a été une année très chargée au niveau privé et 2009 s'annonce également très prenante... Je repasse donc dès que j'ai un bout d'espace (temporel et mental) et espère être plus présente dans l'année à venir.

D'ici là, bonne année à toutes et à tous!

6 octobre 2008

La féministe et la machine à coudre

Pendant longtemps, j’ai regardé des outils comme la machine à coudre comme des signes de l’exploitation de la femme et par conséquent comme des objets à rejeter violemment en tant que féministe avérée. Clairement, cet objet allait de pair avec la femme au foyer, exploitée et sans ressources, à la merci de son mari encravaté...

Depuis ces dernières années, mon rapport à cette imagerie a évolué. Car finalement, la machine à coudre en elle-même n'est pas dominatrice, elle ne diminue pas la valeur de celle qui l'utilise. Non, ce qui crée cette image, c'est notre vision sur la chose: la machine à coudre est nécessairement utilisée par une femme évidemment parce qu'elle est moins intelligente et qu'elle n'a bien sûr pas de (vrai) travail. Et c'est finalement cela que je rejette. C'est la symbolique que nous avons appris à projeter dans l'objet "machine à coudre" qui est problématique, pas l'objet en lui-même.

Et voilà donc que je me suis penchée de plus près sur ce phénomène: lorsque j'étais petite, ma mère se retrouvait souvent derrière sa machine à coudre, tout comme elle brodait, crochetait, tricotait,... Mais elle travaillait également et a monté beaucoup d'échelons hiérarchiques au point qu'elle n'a plus depuis longtemps le temps d'utiliser cette fameuse machine à coudre et qu'elle le regrette. Et quelle est la couleur principale qui se dégage de ces "années machine à coudre" dans mes souvenirs? La joie de pouvoir dessiner des formes sur du tissu et les voir transformées en "poupées" (mutantes, vu mon art de la forme humaine vers mes 3 ans) dans les 24h, le plaisir de pouvoir avoir exactement les rideaux que l'on souhaite même lorsqu'ils "n'existent pas", l'incroyable bonheur d'avoir des vêtements uniques dans un tissu déterminé ensemble et faits sur mesure,...

Dans une démarche de simplicité volontaire, la machine à coudre a sa place tout en haut. Bien loin d'être synonyme de restrictions, elle est un outil de liberté: elle permet de réparer soi-même des vêtements ou autre en prolongeant leur durée de vie, de créer des rideaux, habits ou sacs personnalisés, des jouets uniques (et pas en plastique!) pour les enfants et grands adultes, voire des éléments de décoration, etc.

Et pourquoi ne seraient-ce que les femmes qui les utilisent? À cela, à chacun de donner la réponse qui lui chante (quitte à beaucoup m'énerver). En tout cas moi, j'ai vu il y a longtemps mon père me coudre des rideaux, et pas plus tard qu'hier mon mari s'attaquer à la réparation d'un sac à dos en toute première interaction avec cet engin qui a fait une entrée triomphale chez nous l'an dernier.

Bon, ne me reste plus qu'à maîtriser la confection de vêtements "comme dans ma tête"...

Pour démarrer bien guidé(e): http://atelier-naturel.over-blog.com/

5 octobre 2008

Journées végétariennes

Un peu tard (pour changer), je passe ici pour signaler que se déroulent depuis le 1er octobre et jusqu'à demain les Journées mondiales végétariennes. Créées aux USA en 1977, elles prennent doucement de l'ampleur et permettent de toucher les gens petit à petit avec des stands d'information, des conférences, des dégustations, et plus généralement une visibilité qui n'est pas évidente au quotidien.

Plusieurs pays participent à cette semaine de sensibilisation, dont la France avec des activités un peu partout. Sauf erreur, je ne vois pas d'activités répertoriées pour la Belgique ou la Suisse, ce qui est bien dommage.
Au centre de cette semaine avait lieu la Journée mondiale des animaux de l'ONU, qui revient elle chaque année depuis 1931 (!). C'était ce samedi et les deux événements gagnent à être liés. J'espère que ceux qui n'ont pas, comme moi, zappé ceci pour cause toute simple de vie un peu chaotique dernièrement, en ont profité et en sont revenus avec le sourire...

5 septembre 2008

Dimanche sans voiture en vue

Comme chaque année, avec septembre revient la semaine de la mobilité - cette année du 16 au 22 septembre. Elle se conclut comme le veut la tradition sur un dimanche sans voiture, un jour toujours trop court mais dont on ne pourrait se passer. Un jour pour envahir les rues avec nos pieds, nos patins, nos roues, notre plaisir. À Bruxelles, les transports publics seront gratuits ce jour-là - mais probablement bondés, par manque de prévoyance, comme cela a pu arriver les autres années (espérons qu'avec l'expérience soit venue... l'expérience!).

Avec cette année une nouveauté pour 2008: neuf communes créeront sur une de leurs places une "zone de quiétude" avec gazon et animations spécialement pour l'événement.

Toutes les infos concernant la semaine et la journée dans la Région de Bruxelles Capitale se trouvent dans la brochure officielle.

Mais pourquoi n'a-t-on jamais l'occasion de tester le zéro voiture en semaine?

8 août 2008

La stratégie du choc

Découvert sur Quotidien durable qui le relayait de Simplicité volontaire, un court métrage (6 minutes) d'Alfonso Cuarón comme introduction au livre La stratégie du choc de Naomi Klein, qui n'apprendra rien à certains et pourrait en secouer d'autres... en espérant dans le bon sens. L'occasion une fois de plus de souligner l'importance de trier les informations reçues, de choisir ses sources, de prendre du recul et de se protéger.


Il y en a encore certains qui vont dire qu'on provoque après ça...

17 juillet 2008

3 mètres, c'est trop loin

Instantané d'un échange banal à Communication Land, j'ai nommé la boîte où je passe la plus grande partie de mes journées parce que je n'ai pas trouvé mieux pour me nourrir (et que c'est déjà moins pire qu'avant ceci dit).

Une collègue fait le tri de son bureau et balance des masses de papier au fur et à mesure dans sa poubelle individuelle. Je l'interpelle et lui signale qu'il y a à moins de 3 mètres d'elle une poubelle spécialement dédiée aux papiers, dont le contenu part au recyclage, à l'inverse des poubelles individuelles. Elle me regarde et me répond en souriant:

- Je sais.

Tout simplement. Et continue à nourrir sa poubelle fourre-tout, calmement.

Alors bon. Ne nous étonnons pas du fait que je n'envisage pas vraiment de lier une vaste amitié intersidérale avec mes collègues. Mais par contre ayons encore plus peur pour notre planète, parce que des cas comme ça ne sont malheureusement pas rares, et j'avoue, naïve que je suis, ça me dépasse.

- Je sais.

Je vais probablement en faire des cauchemars cette nuit...

6 juillet 2008

Consommation meets sexisme: High Heels

Cet après-midi a lieu à Bruxelles la première d'un nouvel événement lié aux soldes: la Louise High Heels (It's time to run for glamour). Lorsqu'on m'a transmis l'info, je n'en revenais pas. Le principe de base: 200 femmes habillées "fashion chic" (!) participent à une course de 100 mètres en hauts talons (7 cm minimum) pour gagner 10 mille euros en bons d'achats à utiliser dans les magasins chics du goulet Louise...

Pour enrober le tout, il y aura évidemment également de la musique, des défilés, mais aussi un stand coiffure et un make up artist. Et attention, le sexisme va ici dans les deux sens, puisque dans les activités annexes figure notamment une "garderie pour hommes de plus de 18 ans"! On n'a plus assez de doigts pour compter les clichés en présence... ça doit être ça, le fun trendy qui m'échappe.

Mais heureusement, certains veillent au grain et ne vont pas laisser passer ceci sans vagues. Ainsi, le collectif Sold'@appelle à l'action pour relever l'indécence de cet événement, entre tracts, déguisements et calicots le jour-même. Voici leur message sur l'événement:

- il ridiculise les femmes et met leur intégrité physique en danger (risque de chute, d'entorse... d'ailleurs, cynisme ou humour involontaire, une entreprise de bandages et de sparadraps figure parmi les sponsors...), sans compter les critères de sélection des concurrentes (sur photo !).
- il renforce les stéréotypes les plus éculés, avec les "hordes de femmes... qui se déchaînent sur la piste" (sic !!) et vont à la chasse aux "bonnes affaires", tandis que les hommes, eux, se concentrent sur leurs e-mails et des jeux vidéo ! Les soldes étant présentées comme une espèce de "loisir pour femmes" (justifiant, bien sûr, l'ouverture des magasins le dimanche...), comme si les hommes, eux, ne devaient ni s'occuper de leurs vêtements ni se préoccuper d'habiller les enfants que pourtant, selon les dernières découvertes scientifiques, on fait à deux !
- il appelle à la consommation (de luxe), ce qui est une insulte pour tous ceux (et toutes celles) qui ne font pas les soldes par "plaisir" mais parce qu'il faut bien se débrouiller avec des budgets de plus en plus serrés !

Pour ceux qui passeraient par ici à temps, vous trouverez ici les tracts à imprimer et distribuer lors de la High Heels.

ATTAC et Respire ont relayé l'action, qui semble inquiéter puisque la Maison des Femmes, qui organisait hier un atelier de préparation pour manifester aujourd'hui, a reçu un appel des renseignements généraux qui souhaitaient savoir ce qu'elles allaient faire exactement. Il faut bien dire que dans les sponsors de cet événement figurent carrément la RTBF (radio télévision de service public) et... la Région de Bruxelles Capitale! Bref, c'est la totale...

2 juillet 2008

Soldes de masse (critique) - 5 juillet

Et voici revenu le temps des soldes, haut symbole de nos modes de vie contemporains… À cette occasion, deux masses critiques sont organisée ce samedi 5 juillet simultanément : l’une à Bruxelles, l’autre à Liège.

Au centre du rassemblement, la question du pouvoir d’achat, mise en avant par cette saison soldesque. Pour améliorer (sauver?) ce fameux pouvoir d’achat, la tendance actuelle va vers la réduction de fiscalité sur les énergies fossiles, vers les subventions pour faciliter des comportements inchangés, etc. Vous trouvez également que la solution n’est pas là, bien au contraire ? Rejoignez la masse critique pour soutenir une optique de changement en profondeur de notre mode de vie, une volonté de meilleure répartition des richesses, un espoir d’appui des pouvoirs publics pour faciliter la transition, une approche qui vise à réduire nos dépenses énergétiques. Ambitieux ? Certainement, mais tout aussi indispensable.

Quand et où ? À 14h00 ce samedi, Place de la Monnaie à Bruxelles et Esplanade Saint Léonard à Liège. Une organisation de Gracq de Liège, StopCHB, ACC, Grappe, IEB, Respire, Cyclonudista, Futur? Présent!,…

26 mai 2008

Les parfums me montent au nez

J'essaie généralement de ne pas balancer de messages sur ce blog sans avoir fait au moins un minimum de recherche, savoir de quoi je parle, etc. Mais là, c'est le coup de gueule, parce que je n'en peux plus. Je ne supporte plus les parfums, ça finit par me rendre aggressive! Certes, j'ai un odorat très sensible, certes je suis déshabituée puisque je n'utilise plus que produits naturels (oui, oui, j'en reparlerai!), mais quand même...

Déjà "avant" d'ouvrir les yeux et de modifier mes habitudes, j'ai toujours eu de la peine avec les parfums dont s'asperge la majorité des femmes et de plus en plus d'hommes. J'en mettais, de ce genre de parfum, mais toujours parmi les plus légers, les plus frais. Les parfums lourds et capiteux, très peu pour moi. Traverser le rayon parfumerie a toujours été une épreuve. Désormais, même passer devant un magasin de parfums requiert une préparation pour marcher en apnée le temps de se retrouver à l'abri. Prendre le tram ou le métro devient de plus en plus difficile à vivre...

Je pensais que cette sensibilité se limitait aux overdoses: le magasin qui dégage des effluves par kilos, les personnes à la main lourde qui s'envoient un tiers de flacon plusieurs fois par jour, etc. Mais depuis quelques temps je constate que c'est partout et tout le temps. J'ai commencé à remarquer cela l'année passée en empruntant une serviette qui avait bénéficié d'un assouplissant traditionnel, cela m'a immédiatement piqué le nez. Puis il y a quelques mois mon frère et sa copine sont passés nous rendre visite, et après leurs douches je n'ai pas supporté de passer devant ma propre salle de bain pendant une heure d'aération... et là j'ai compris à quel point je n'avais plus l'habitude, et que probablement avant j'envoyais les mêmes effluves dans tout l'appartement à chaque lavage. Le choc.

Ce qui n'aide pas, c'est que j'ai arrêté de fumer (oui, oui, ça aussi j'en reparlerai!) en février, et que mon odorat s'est encore plus développé. Je n'ai donc pas fini d'en sentir de toutes les couleurs, et d'en souffrir au quotidien... Alors s'il vous plaît, un petit geste, arrêtez les parfums ajoutés partout et tout le temps!

20 mai 2008

Veggie Pride

Ce samedi 17 mai, à Paris a eu lieu la 8e Veggie Pride. Paris, oui, mais en réalité elle est ouverte aux autres et de nombreux Belges y étaient certainement présents puisqu'une telle manifestation n'existe pas (encore) dans notre plat pays. En parlant de pays plat, je n'ai pas pu envisager d'y être puisque j'avais déjà programmé mon "mini-trip de noces" amstellodamois avant d'avoir l'info...
Et tous ces préparatifs de mariage (notamment) m'avaient tenue éloignée du blog, auprès duquel je reviens enfin. Madame Neplune is back, donc.

PS: oui, normalement j'aurai parlé de la Veggie Pride avant qu'elle ait eu lieu, mais bon, voilà, désolée... Que cela ne vous empâche surtout pas de signer le Manifeste!

13 avril 2008

Bruxelles-ville sans voitures le 11 mai

Et hop, pour une fois on double sur l'année. À l'occasion de la Fête de l'Iris (Fête de la Région de Bruxelles-Capitale), Bruxelles organise un mini-dimanche sans voiture le dimanche 11 mai. Seul le pentagone sera fermé aux automobilistes, mais c'est déjà ça.

16 mars 2008

Ma cuisine en féérie

C'est la fête dans ma cuisine, grâce à trois livres de recettes reçus dernièrement (et oui, même les âmes en voie de simplicité volontaire peuvent aimer les cadeaux - et pas qu'un peu quand ils sont aussi joliment choisis). J'étais très touchée de recevoir ces livres, car ils montrent que ceux qui me les ont offert comprennent qui je suis et soutiennent mes cheminements. Et en plus: miam!


Cuisines végétariennes du monde (Ch. Clergeaud). Auteur bien connue parmi les naturelles pour son Votre beauté au naturel.
Environ 200 recettes du monde "entier", toutes 100% végétariennes, venant de Russie, du Canada, des Antilles, d'Inde, de Hongrie, d'Afrique, etc.
On y découvre de nombreuses choses (notamment des plats suisses et belges que je ne connaissais pas, alors que ces pays ne sont pas si grands et que j'ai passé chaque moitié de ma vie dans l'un des deux!), et de nombreuses idées modulables suivant les saisons et les envies. Et comble du bonheur culinaire: j'ai fait des repérages et MyLove s'occupe de les cuisiner. Il m'a récemment fait le Dâl à la tomate: je recommande! (c'est en plus un bon plan comme lunch à emporter au boulot)


Vegan Feasts (R. Elliot).
Présentation:
Rose Elliot is one of the world's most popular and versatile cookery writers. Her creative, easy style has inspired a generation to experiment with vegan and vegetarian food. Now a modern classic, Vegan Feasts is a foolproof introduction to a range of innovative recipes completely free from meat, eggs and dairy produce. From quick snacks and light lunches to sophisticated dinner party menus and yummy puddings, Vegan Feasts will ensure your vegan cooking is both delicious and fully nutritionally balanced.
De quoi se régaler en évitant tous les produits animaux, en légèreté. Je n'ai pas encore testé mais les recettes mettent clairement l'eau à la bouche tout en inspirant largement.


Et enfin, un petit joyaux: La cuisine des fées (G. & L. Laurendon, Ch. Ferber, Ph. Model et B. Winkelmann).
Présentation:
"Oui, ma mère, je désire que Peau d'Âne me fasse un gâteau et, dès qu'il sera fait, qu'on me l'apporte." Les recettes de cuisine ont la magie des contes. Gilles et Laurence Laurendon ont eu l'idée d'associer les deux dans un livre où le merveilleux surgit à chaque page. Pour illustrer les passages gourmands tirés de Pinocchio, Cendrillon, Hansel ou Gretel, et autres histoires féeriques, ils ont fait appel à la fée des confitures, Christine Ferber, afin d'en imaginer les recettes. Massepain, darioles et autres croque en bouche se transforment ainsi en pattes d'ours, maison en pain d'épice, dragées en cailloux blancs, dents de loup à l'anis. Le civet de lièvre plaira sans aucun doute au Chat botté, l'oie rôtie à la Petite Fille aux allumettes. Ces 75 recettes sont magistralement mises en scène par Philippe Model, créateur reconnu réalisant des décors pour des maisons de luxe. Photographe de grand renom, Bernhard Winkelmann contribue à l'enchantement du livre en capturant les étonnantes gourmandises dans son objectif.
Pour le plaisir des yeux et des rêves, de l'odorat et des papilles sucrées... Certaines recettes semblent impossible à réaliser "comme sur la photo" (par exemple la maison de Hänsel et Gretel..), mais qu'importe: les vraies fées ne s'attachent pas aux apparences!

11 mars 2008

Le monde selon Monsanto

Pour celles et ceux qui comme moi l'ont raté lors des diffusions suisse et belge, c'est ce soir sur Arte à 21h00: Le monde selon Monsanto, documentaire de Marie-Monique Robin, qui sort en parallèle un livre sur le même sujet.
La diffusion du film sera suivi d'un débat télévisé parallèlement à une discussion par chat sur le site de la chaîne.

Ci-dessous la bande-annonce, qui donne déjà une bonne idée de la problématique à qui aurait encore les yeux fermés.


10 mars 2008

Fêtes versus décroissance : égalité

Comment s'en sortir pour concilier écologie, décroissance et fêtes de fin d'année? La question n'est pas simple, elle a déjà été posée ailleurs durant la période de consommation intensive qu'est décembre, avec des bouts de piste allant jusqu'aux emballages.

Petit bilan quelques semaines (mois?) plus tard.
Pour notre premier "Noël conscient", nous avons retourné le problème dans tous les sens, sans toujours bien nous en sortir. La voie la plus évidente pour conserver de bons rapports familiaux a été de choisir des cadeaux dont la majorité restait marchande mais qui posent le débat sur la table du salon.

Quelques exemples:

Achetons responsable! Mieux consommer dans le respect des hommes et de la nature - livre
Une belle introduction pleine de bonnes pistes pour ceux qui ne réfléchissent pas encore au problème comme pour ceux qui ont déjà ouvert les yeux et cherchent toujours plus de moyens de modifier leur quotidien. Nous l'avons offert à plusieurs personnes... il ne nous reste plus qu'à nous l'offrir nous-mêmes maintenant!


Planète en danger (?) - DVD
Malheureusement je n'arrive pas à retrouver le titre exact de ce disque... Bref, il s'agit d'une série documentaire réalisée pour France5 qui suit diverses personnes et leurs témoignages, au cours d'un long tournage de plus d'une année (sauf erreur) et qui témoigne des symptômes du changement climatique. Franchement, il faudrait que je retrouve le titre, car en plus je le voudrais bien pour moi (!).


BBC Planet Earth - DVD
Rien à voir avec Histoires naturelles (pour tous les insomniaques qui connaissent), cette série de la BBC présente des images splendides de notre planète et de ses habitants. C'est de cette série qu'avait été tiré le film Earth (Un jour sur terre). Comment ne pas avoir envie de protéger la planète après avoir vu ça?


Petit cours d'auto-défense intellectuelle - livre
J'en avais déjà parlé ici.


Hélicoptère solaire en bois
Pour un enfant - à monter soi-même. Un "trio gagnant": matière naturelle, construction perso/réflexion (pas du pré-digéré), et l'électricité solaire pour l'expliquer au passage. Nous étions contents, l'enfant était ravi, ouf. Les cadeaux pour enfants sont comme souvent les plus agréables à faire mais les plus compliqués: la débauche du commerce autour des choix est invraissemblable (j'ai tendance à trouver ça obscène), le plastique marchant avec logo en pleine folie furieuse. Cet hélicoptère semblait une bonne alternative.


L'Odyssée sibérienne - DVD
Nicolas Vanier traverse la Sibérie sur un traineau tiré par des chiens (discutable, mais bon). 8000 kilomètres et trois mois de rencontres avec les paysages, la nature et les gens qui y vivent. Le tout enrobé de questions et conseils écologiques pour que la Sibérie continue à exister...


Graines de potiron bio
Un petit cadeau tout simple: récolte directe et manuelle sur un des potirons bios venu avec notre abonnement aux légumes. Laver les graines, les laisser sécher, les emballer simplement et hop, un cadeau qui pourrait lancer des ambitions de potager - et si ça marche je me réjouis des délicieuses soupes et purées d'hiver que cela va générer!


Lingettes lavables faites maison
Pour remplacer les cotons démaquillants jetables. J'y reviendrai prochainement.


Corbeille en disques vinyles recyclés
Pour un amateur de design un peu kitsch, un objet de décoration pratique et recyclé. D'autres objets basés sur des anciens disques vinyles (voire des pellicules de cinéma) recyclés sont proposées sur le même site.


Pour une première tentative, c'était plutôt réussi: aucune famille ne s'est vexée, et nous n'allions pas trop à l'encontre de nos valeurs. La prochaine fois, on verra si on élève encore le débat...!

26 janvier 2008

Conversation surréaliste

Dans une boulangerie où je me rends rarement, au moment où les pains sont payés et prêts à partir avec moi, la vendeuse commence à les mettre dans un sac en plastique...
- Ah non, merci, j'ai mon propre sac
- C'est pas grave, j'ai déjà commencé à les mettre dedans.
- Oui, mais je préfère mon propre sac.
- Mais ne vous inquiétez pas, je ne vous le fais pas payer, les sacs sont gratuits!
- Oui mais c'est pas ça la question, c'est que c'est un sac en plastique.
- Mais le pain ne le touche pas voyons, il est protégé par le papier.
Et elle m'a tendu le sac contenant les pains...

Visiblement, il reste des personnes qui ne vivent pas vraiment sur cette planète et n'envisagent même pas qu'il puisse y avoir le moindre problème.

9 janvier 2008

Bonne année (bien chargée)

Bonne année à toutes et à tous!
Non, la Lune de Neptune n'est pas désertée, mais elle a fortement ralenti et risque de traîner encore un peu avant de reprendre son rythme. La faute aux fêtes de fin d'année et leurs pélerinages familiaux, puis au démarrage d'un nouveau travail avec beaucoup d'activités privées en parallèle...
Très bientôt les billets reprendront normalement, promis!

21 décembre 2007

Première nuit des publiphobes

Je retransmets ici une info trouvée chez Dieu des chats: ce soir à Bruxelles a lieu la première Nuit des Publiphobes.

Extrait de la présentation: La pub est le symbole de l’économisme mortifère qui organise nos sociétés, en même temps qu’elle en est une force majeure. Comprendre et déconstruire la logique du système publicitaire dans un ambiance festive, c’est l’objectif de cette première "Nuit des publiphobes".

Pour celles et ceux qui seraient dans la région et libres ce soir, et qui pensent aussi que - en résumé - la pub c'est le mal, rendez-vous gratuitement au Cinéma Nova à partir de 19 heures pour expo d’affiches publiphobiques, débat Les ONG et le secteur non-marchand peuvent-ils utilement faire de la pub ?, open screen sur le thème de la soirée, concert et DJ jusqu'à l'aube.

Plus d'informations et programme complet sur le site de l'asbl Respire.