Introduction

Ex-consommatrice de pointe qui s'éveille aux joies de la simplicité volontaire et essaie de retrouver au quotidien un lien avec la nature et une douce décroissance, je partage principalement ici mes découvertes et repérages, des bouts de cheminement et mes lectures.

21 avril 2009

On ferme

Ceux qui passent encore par ici (s'ils existent) n'auront pas manqué de remarquer que ces derniers mois il ne s'y passe rien...
Qu'on se rassure, la décroissance ne s'est pas arrêtée dans mon petit foyer, mais mon petit foyer s'est agrandi et depuis je n'ai plus une minute à consacrer à ce blog.

J'ai hésité à partager ici mes découvertes parentales, mais il me semble que ce n'est pas l'objet, et le sujet est si bien traité ailleurs, où j'ai pioché idées, réconfort, communauté d'idées et autres jolis moments:
De la petite graine aux premiers pas
Bibou d'avril
Le monde de Bibouillette
En direct de la fabrique de crevette
Elever son enfant... autrement

Je ferme donc, au moins momentanément, ce blog, qui ne disait finalement rien de nouveau si ce n'est que c'était avec mes mots à moi. Pour approfondir, je suggère à quiconque passerait ici d'aller voir sur les blogs de la Ligne Simple et chez les autres Freemen.

Bons voyages!

28 janvier 2009

Le journalisme en Belgique - Carte blanche

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui ce sera du copier/coller, venu directement d'Acrimed...

Nous publions ci-dessous, précédée d’une présentation rédigée par ses signataires, une « tribune libre » refusée par les deux principaux quotidiens belges francophones, Le Soir et La Libre Belgique. (Acrimed)

***

A la suite du licenciement brutal de quatre journalistes, y compris la rédactrice en chef, du principal hebdomadaire belge francophone d’actualité, Le Vif-L’Express (groupe Roularta), une « carte blanche » (texte ci-dessous) a été rédigée par l’Association des Journalistes Professionnels et par des professeurs d’université responsables des principales écoles de journalisme à Bruxelles et en Wallonie.

La publication de ce texte a été refusée par les deux quotidiens de référence en Belgique francophone, Le Soir et La Libre Belgique. Les auteurs de ce texte sont aussi consternés par ce refus que par les faits qui ont suscité le texte.

Contournant ce refus de même engager le débat, nous avons entrepris de faire circuler ce texte par tous les moyens disponibles en dehors des médias dont l’autocensure ne fait que démontrer par l’absurde les constats très inquiétants soulignés par le texte.

Nous vous invitons à diffuser largement ce texte. Sa circulation virale démontrera la futilité des efforts de ceux qui pensent qu’il est encore possible aujourd’hui d’étouffer la circulation d’idées qui dérangent ceux qui, par ailleurs, se posent en défenseurs d’une société du dialogue et du débat.

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La carte blanche rédigée par l’Association des Journalistes Professionnels et des professeurs d’université à propos du conflit au Vif et refusée par Le Soir et La Libre Belgique.

Un journalisme mis au pas

Le brutal licenciement signifié sans motif, le jeudi 22 janvier, à quatre journalistes chevronnées de l’hebdomadaire Le Vif /L’Express n’est pas qu’une péripétie douloureuse au sein d’une grande entreprise, comme il s’en déroule hélas chaque jour dans le pays. La mise à l’écart de collaboratrices qui comptent jusqu’à vingt ans d’ancienneté au sein du magazine, et qui en ont forgé les valeurs autant que la réputation, relève en l’occurrence d’une épuration dont les intentions manifestes sont inquiétantes pour la liberté rédactionnelle du Vif en particulier et pour le journalisme en général.

Le directeur du Vif/L’Express, qui s’était déjà signalé antérieurement à Trends/Tendances par une propension à distribuer des C4, et qui en est, au Vif, à 6 licenciements, 2 départs et 2 déplacements imposés, l’a précisé lui-même : aucune raison économique ne l’a poussé à congédier la rédactrice en chef et 3 rédactrices spécialisées l’une en politique intérieure, l’autre en sciences, la troisième en culture. Invoquant des relations dégradées entre l’équipe de rédaction et la rédactrice en chef, la direction – qui n’a pas réussi à résoudre ces problèmes – a choisi la manière la plus radicale d’y mettre fin. Le prétexte est non seulement léger mais, en outre, il ne concerne pas toutes les journalistes concernées.

La valse des licenciements, entamée au Vif voici bientôt trois ans, traduit en réalité une obsession constante : mettre au pas la rédaction du premier magazine d’information générale de la Communauté française, qui avait précisément fondé sa crédibilité sur une totale indépendance d’analyse et de jugement, tant à l’ égard de ses propres actionnaires – le groupe flamand Roularta– que vis-à-vis des différents pouvoirs, politiques comme économiques, de la société belge.

Durant plus de deux décennies, Le Vif/L’Express a pu défendre un journalisme exigeant, soucieux d’abord de la pertinence et de l’utilité, pour ses lecteurs, des sujets qu’il abordait. Au nom de cette éthique, il pouvait parfois estimer nécessaire de fâcher un annonceur, de heurter un ministre ou de consacrer une couverture à un thème moins vendeur. Tout cela n’est plus allé de soi dès l’instant où, inquiétée par une légère érosion des ventes, la haute direction de Roularta s’est laissée convaincre qu’il fallait remplacer les journalistes expérimentés, couper les têtes qui dépassent, et faire de la docilité aux impératifs économiques de l’entreprise un credo admissible.

L’éditeur du Vif n’est pas le seul à déposséder ainsi la rédaction de sa capacité à penser ses priorités et à définir ses champs d’action. En Belgique comme à l’étranger, trop d’entrepreneurs de presse choisissent, parfois sous le prétexte des difficultés économiques, d’appauvrir les contenus, de réduire les effectifs, de se priver de plumes critiques et d’esprits libres, de mettre au placard des talents fougueux, et de préférer des chefs et sous-chefs soumis.

Le Vif n’est pas le seul, mais il est l’unique hebdomadaire d’information générale largement diffusé en Communauté française. Ceux qui l’épuisent aujourd’hui de l’intérieur portent à cet égard une responsabilité devant l’ensemble de l’opinion.

A l’inquiétude pour l’avenir de ses journalistes chassés, mais aussi de ceux qui restent, s’ajoute la stupéfaction face à la brutalité sociale : convoquées un soir par un SMS sur leur portable, les quatre licenciées ont été renvoyées sur le champ de grand matin, avec interdiction formelle de repasser par la rédaction pour emporter des effets personnels. Deux heures sous surveillance leur ont été concédées, le samedi suivant, pour cette besogne. De quelle faute gravissime, de quel délit, ces quatre là étaient-elles donc coupables pour mériter un tel mépris ? Rien ne justifie une telle violence dans les relations sociales, qui en l’occurrence se double d’un réel mépris pour le droit du travail et contraste avec l’image de la paisible entreprise familiale qu’aime à se donner Roularta. La réaction de la Société des Journalistes du Vif – qui observait dès jeudi un arrêt de travail – comme le soutien inconditionnel de l’Association des Journalistes Professionnels et des syndicats, indiquent que la limite de l’acceptable a été franchie.

La crise financière, la chute des revenus publicitaires, la diversification technologique des médias et les investissements qu’elle réclame ne pourront jamais justifier à nos yeux que le journalisme soit réduit à sa seule valeur économique, que les journalistes ne soient plus les chiens de garde de la démocratie mais seulement des petits soldats zélés chargés de vendre des contenus formatés pour les impératifs commerciaux à court terme.

Nous avons besoin de rédactions expérimentées, en effectif suffisant, libres et indépendantes. Comme nous avons davantage besoin de matière grise, d’expertise, de culture et de réflexion journalistique étayée que de mise en scène spectaculaire de papiers vulgarisés à l’extrême pour plaire au plus grand nombre. Les comportements de certains managers et les plans d’économie concoctés au nord comme au sud du pays ne vont pas dans ce sens. Maintenons à nos médias leurs capacités intellectuelles : respectons les journalistes !

Martine Simonis, Secrétaire Nationale de l’Association des Journalistes Professionnels
Pascal Durand, Professeur ordinaire à l’ULg
Benoit Grevisse, directeur de l’école de journalisme de Louvain (UCL)
François Heinderyckx, Professeur ordinaire à l’ULB
Claude Javeau, Professeur émérite de l’ULB
Jean-Jacques Jespers, directeur de l’école universitaire de journalisme de Bruxelles (ULB)
Hugues le Paige, journaliste
Gabriel Ringlet, Professeur émérite de l’UCL
Marc Sinnaeve, Président du Département journalisme de l’IHECS.

22 janvier 2009

Les apprentis z'écolos

En s'inspirant de sa rubrique L'Objet qui tue, le magazine du développement durable Terra Economica a créé, en coproduction avec Télénantes et Six Monstres, une série animée appelée Les Apprentis Z'écolos.
Cette série est depuis le 9 janvier également diffusée sur Arte à la fin de l'émission Global Mag. une semaine sur la terre, le vendredi à 19 heures. L'occasion de (re)voir ces petites capsules qui donnent des infos essentielles en un minimum de mots et permettent d'aider à faire passer les messages...

Pour se mettre l'eau à la bouche et/ou pour ceux qui n'auraient pas la télé, en voici quelques exemples ci-dessous.









16 janvier 2009

La 2e Nuit des Publiphobes

On ne le dira jamais assez, la pub c'est le mal. L'asbl Respire - qui promeut la décroissance - rappelle qu'en Belgique c'est environ 900 euros par habitant qui ont été dépensés l'an dernier pour nourrir cet engrenage. Mais que peut-on faire pour s'en défendre? Plusieurs choses, dont se rendre à la Nuit des Publiphobes, dont la première édition avait eu lieu en décembre 2007, et la seconde se tiendra le 30 janvier dès 19 heures au Cinéma Nova à Bruxelles.

De quoi s'agit-il? D'une soirée dont le but avoué est de déconstruire la logique du système publicitaire dans une ambiance festive.


Au programme:

19h00
Ouverture d'une exposition d'Emmanuel Tête.

20h00
Présentation de la campagne Parapub du GSARA et des vidéogrammes/capsules radio des lauréats du Concours de scénarios pour un regard critique citoyen sur la pub.

20h30
Projection en avant-première du film Architecture-Supermarché-Histoire (Un pied dans le jardon du miel) de Bernard Mulliez (Belgique, 2009, 89').
Le film sera suivi du débat "De la pub à l'école? À l'école de la pub?", avec Bernard Legros, co-auteur de L'école et la peste publicitaire (Aden, 2007), un directeur d'école et un représentant de la Commission de l'article 41.

23h00
Spectacle en chansons, texte et image sur la publicité sexiste: Les femmes savent pourquoi, de Françoise Walot (Belgique, FR, 50')

1 janvier 2009

Blog année

Malgré les apparences, je n'ai pas abandonné ce blog, mais 2008 a été une année très chargée au niveau privé et 2009 s'annonce également très prenante... Je repasse donc dès que j'ai un bout d'espace (temporel et mental) et espère être plus présente dans l'année à venir.

D'ici là, bonne année à toutes et à tous!

14 novembre 2008

Chomsky et Cie sort en salles

Dans la série des documentaires utiles, Chomsky et Cie a eu un destin particulier puisqu'il est né d'une émission de radio, qu'il a été financé par de nombreux souscripteurs qui ont attendus plus d'un an avant de le voir en DVD, et qu'il bénéficie désormais d'une sortie en salles.
En mai 2007, Daniel Mermet réalisait avec Giv Anquetil dans son émission de radio Là-bas si j'y suis une série d'interviews avec Noam Chomsky, à partir de laquelle Olivier Azam a fait un film qui va également à la rencontre de Normand Baillargeon et Jean Bricmont en passant par Montréal, Toronto, Paris, Boston, Bruxelles,... Le film a été entièrement auto-produit par la coopérative audiovisuelle Les Mutins de Pangée, sans aide publique ni pré-achat d'une télévision. Grâce à des milliers de souscripteurs particuliers, le film a pris plus d'ampleur en permettant d'aller plus loin dans le montage, la recherche de documentation, la technique, etc., et de rétribuer modestement les différents collaborateurs.

En juin 2008, les souscripteurs recevaient enfin leur DVD tant attendu, et qui méritait bien cette attente. Et ces encouragements mènent aujourd'hui à la grande aventure de la sortie en salle de Chomsky et Cie, dont voici la bande-annonce:




Le synopsis du film:

À l’heure où impuissance et résignation l’emportent, le travail de Noam Chomsky est un antidote radical pour tous ceux qui veulent en finir avec la fabrique de l’impuissance et ses chiens de garde intello-médiatiques.
Inlassable, inclassable, implacable, « l’intellectuel le plus populaire et le plus cité au monde » poursuit la mise à nu des mécanismes de domination avec une étonnante vitalité. Mais pas d’hagiographie, pas de prêt à penser. Souvent l’intellectuel est celui qui veut nous faire penser comme lui.Au contraire, Chomsky nous incite à développer par nous-mêmes une pensée critique contre les différentes formes de pouvoir et les idéologies qui les justifient. Il montre que les changements sociaux sont à notre portée.
Et d’ailleurs il n’est pas seul. De Boston à Bruxelles, nous rencontrons chercheurs, journalistes, activistes tels que Jean Bricmont, ou encore Normand Baillargeon auteur du «Petit cours d’autodéfense intellectuelle», ce qui pourrait être le sous-titre de ce film engagé contre le cynisme conformisteet la pensée molle des faux rebelles.
Mais avant tout ce film milite pour l’ascension du Pic du Canigou.


Bon alors, convaincus?
Les lieux et horaires de projections sont mis à jour ici.

13 novembre 2008

Journée sans achat le 29 novembre

Comme chaque année le dernier samedi de novembre, c'est repartit pour une Journée sans Achat à quelques semaines de Noël, grand messe de la consommation... Cette Journée internationale a lieu dans de nombreux pays, dont le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, Israël et les États-Unis.

Mais nul besoin d'avoir une organisation bien huilée pour participer: il suffit juste, ce jour-là, de ne rien acheter. Tout simplement. Et oui, ça tombe un samedi - c'est probablement exprès. Alors oui, c'est embêtant pour ceux qui en profitent pour faire le plein pour la semaine ce jour-là. Mais justement, c'est l'occasion idéale pour réfléchir à nos comportements en la matière, souvent bien plus faits d'habitudes que d'envies réelles.

Le début des réflexions quant aux cadeaux de Noël en est assez représentatif: jusqu'où acheter avec l'excuse que c'est "du bio" ou "dans un esprit écolo"? jusqu'où réaliser des objets soi-même quand ça peut entraîner des commandes de tissus qui prennent l'avion? jusqu'où faire du symbolique lorsque l'on a habitué les autres à offrir "grand"? La réflexion est ouverte, et le débat interne ne sera sans doute jamais vraiment résolu. En attendant, ce qu'on peut réellement faire, c'est au moins faire au mieux, en attendant encore mieux...

8 novembre 2008

Nos enfants nous accuseront

Un nouveau pavé dans la marre...
Mercredi sortait en France le film Nos enfants nous accuseront, un film qui dénonce les méfaits de la mauvaise alimentation et des pesticides, l'empoisonnement des campagnes par la chimie agricole et les dégâts sur la santé publique.
Ce documentaire est réalisé par Jean-Paul Jaud, réalisateur de télévision principalement auprès de Canal+ depuis plus de 20 ans. Il a également dirigé des documentaires sur le terroir: Les Quatre saisons du Berger, Quatre saisons en Marennes et Oléron ou Quatre saisons pour un festin. Il s'agit de son premier passage au grand écran.
On peut lire ici une interview du réalisateur datant du mois de mai, et voir ci-dessous la bande-annonce.

Synopsis:
Chaque année en Europe 100 000 enfants meurent de maladies causées par l'environnement. 70% des cancers sont liés à l'environnement dont 30% à l'alimentation et 40% à l'alimentation. Chaque année en France on constate une augmentation de 1,1% des cancers chez les enfants. En France, l'incidence du cancer a augmenté de 93% en 25 ans
chez l'homme.
Dans un petit village français au pied des Cévennes, le maire a décidé de faire face et de réagir en faisant passer la cantine scolaire en bio. Ici comme ailleurs, la population est confrontée aux angoisses contre la pollution industrielle, aux dangers de la pollution agro chimique. Ici commence un combat contre une logique qui pourrait devenir irréversible, un combat pour que demain nos enfants ne nous accusent pas.

4 novembre 2008

Point info sur le projet Avenir Climat

Je ne suis pas très assidue ces temps-ci sur le blog, mais je promets que j'ai de très bonnes raisons pour cause de projets persos qui prennent beaucoup de temps, ne serait-ce que mentalement...

Sans savoir alors que 2008 allait pour moi être une année plus que remplie, je m'étais engagée à relayer des nouvelles du projet de Benka Avenir Climat... engagement que jusqu'ici je n'ai que très peu respecté, et je le regrette, alors voici un rapide flash info.

Benka a maintenant parcouru de nombreux pays - la carte du voyage est visible ici - et réalisé de nombreuses rencontres. Un film en est sorti, dont voici la bande annonce:



Une exposition de photos sera également inaugurée le 6 novembre à l'hôtel de ville d'Autun, à 19h30.
La suite des informations sur son site.

6 octobre 2008

La féministe et la machine à coudre

Pendant longtemps, j’ai regardé des outils comme la machine à coudre comme des signes de l’exploitation de la femme et par conséquent comme des objets à rejeter violemment en tant que féministe avérée. Clairement, cet objet allait de pair avec la femme au foyer, exploitée et sans ressources, à la merci de son mari encravaté...

Depuis ces dernières années, mon rapport à cette imagerie a évolué. Car finalement, la machine à coudre en elle-même n'est pas dominatrice, elle ne diminue pas la valeur de celle qui l'utilise. Non, ce qui crée cette image, c'est notre vision sur la chose: la machine à coudre est nécessairement utilisée par une femme évidemment parce qu'elle est moins intelligente et qu'elle n'a bien sûr pas de (vrai) travail. Et c'est finalement cela que je rejette. C'est la symbolique que nous avons appris à projeter dans l'objet "machine à coudre" qui est problématique, pas l'objet en lui-même.

Et voilà donc que je me suis penchée de plus près sur ce phénomène: lorsque j'étais petite, ma mère se retrouvait souvent derrière sa machine à coudre, tout comme elle brodait, crochetait, tricotait,... Mais elle travaillait également et a monté beaucoup d'échelons hiérarchiques au point qu'elle n'a plus depuis longtemps le temps d'utiliser cette fameuse machine à coudre et qu'elle le regrette. Et quelle est la couleur principale qui se dégage de ces "années machine à coudre" dans mes souvenirs? La joie de pouvoir dessiner des formes sur du tissu et les voir transformées en "poupées" (mutantes, vu mon art de la forme humaine vers mes 3 ans) dans les 24h, le plaisir de pouvoir avoir exactement les rideaux que l'on souhaite même lorsqu'ils "n'existent pas", l'incroyable bonheur d'avoir des vêtements uniques dans un tissu déterminé ensemble et faits sur mesure,...

Dans une démarche de simplicité volontaire, la machine à coudre a sa place tout en haut. Bien loin d'être synonyme de restrictions, elle est un outil de liberté: elle permet de réparer soi-même des vêtements ou autre en prolongeant leur durée de vie, de créer des rideaux, habits ou sacs personnalisés, des jouets uniques (et pas en plastique!) pour les enfants et grands adultes, voire des éléments de décoration, etc.

Et pourquoi ne seraient-ce que les femmes qui les utilisent? À cela, à chacun de donner la réponse qui lui chante (quitte à beaucoup m'énerver). En tout cas moi, j'ai vu il y a longtemps mon père me coudre des rideaux, et pas plus tard qu'hier mon mari s'attaquer à la réparation d'un sac à dos en toute première interaction avec cet engin qui a fait une entrée triomphale chez nous l'an dernier.

Bon, ne me reste plus qu'à maîtriser la confection de vêtements "comme dans ma tête"...

Pour démarrer bien guidé(e): http://atelier-naturel.over-blog.com/

5 octobre 2008

Journées végétariennes

Un peu tard (pour changer), je passe ici pour signaler que se déroulent depuis le 1er octobre et jusqu'à demain les Journées mondiales végétariennes. Créées aux USA en 1977, elles prennent doucement de l'ampleur et permettent de toucher les gens petit à petit avec des stands d'information, des conférences, des dégustations, et plus généralement une visibilité qui n'est pas évidente au quotidien.

Plusieurs pays participent à cette semaine de sensibilisation, dont la France avec des activités un peu partout. Sauf erreur, je ne vois pas d'activités répertoriées pour la Belgique ou la Suisse, ce qui est bien dommage.
Au centre de cette semaine avait lieu la Journée mondiale des animaux de l'ONU, qui revient elle chaque année depuis 1931 (!). C'était ce samedi et les deux événements gagnent à être liés. J'espère que ceux qui n'ont pas, comme moi, zappé ceci pour cause toute simple de vie un peu chaotique dernièrement, en ont profité et en sont revenus avec le sourire...

29 septembre 2008

Livre du moment: Persepolis

Marjane Satrapi

Persepolis

Quatrième de couverture:
Toute petite, Marjane voulait être prophète. Elle se disait qu'elle pourrait ainsi soigner le mal de genoux de sa grand-mère. En 1979, l'année de ses dix ans et de la révolution iranienne, elle a un peu oublié Dieu. Elle s'est mise à manifester dans le jardin de ses parents en criant "à bas le roi !".
Là, elle s'imaginait plutôt en Che Guevara. Après, la vie a continué, mais en beaucoup moins drôle. La révolution s'est un peu emballée. Et la guerre contre l'Irak est arrivée…
Dans Persepolis, Marjane Satrapi raconte son enfance sur fond d'histoire de son pays, l'Iran. C'est un récit drôle et triste à la fois, parfois cocasse, souvent touchant. Mais toujours passionnant. C'est aussi un petit événement : il s'agit de la toute première bande dessinée iranienne de l'Histoire…

Une copine se disait récemment surprise que je n'aie pas encore lu ceci, car elle considère que cela fait maintenant partie des "classiques". Erreur réparée, et j'approuve la terminologie. J'ai en fait d'abord (et enfin aussi) vu l'adaptation cinématographique, magnifique, qui m'a donné envie d'en découvrir plus, et je ne suis pas déçue du voyage. Restera à lire les autres ouvrages de Marjane Satrapi...

5 septembre 2008

Dimanche sans voiture en vue

Comme chaque année, avec septembre revient la semaine de la mobilité - cette année du 16 au 22 septembre. Elle se conclut comme le veut la tradition sur un dimanche sans voiture, un jour toujours trop court mais dont on ne pourrait se passer. Un jour pour envahir les rues avec nos pieds, nos patins, nos roues, notre plaisir. À Bruxelles, les transports publics seront gratuits ce jour-là - mais probablement bondés, par manque de prévoyance, comme cela a pu arriver les autres années (espérons qu'avec l'expérience soit venue... l'expérience!).

Avec cette année une nouveauté pour 2008: neuf communes créeront sur une de leurs places une "zone de quiétude" avec gazon et animations spécialement pour l'événement.

Toutes les infos concernant la semaine et la journée dans la Région de Bruxelles Capitale se trouvent dans la brochure officielle.

Mais pourquoi n'a-t-on jamais l'occasion de tester le zéro voiture en semaine?

8 août 2008

La stratégie du choc

Découvert sur Quotidien durable qui le relayait de Simplicité volontaire, un court métrage (6 minutes) d'Alfonso Cuarón comme introduction au livre La stratégie du choc de Naomi Klein, qui n'apprendra rien à certains et pourrait en secouer d'autres... en espérant dans le bon sens. L'occasion une fois de plus de souligner l'importance de trier les informations reçues, de choisir ses sources, de prendre du recul et de se protéger.


Il y en a encore certains qui vont dire qu'on provoque après ça...

7 août 2008

Livre du moment: Le concept du continuum

Jean Liedloff
Le concept du continuum - À la recherche du bonheur perdu

Quatrième de couverture:
Jean Liedloff a passé deux ans et demi au plus profond de la jungle d'Amérique du sud en vivant avec les indiens des tous premiers âges. Cette expérience renversa ses conceptions occidentales sur la façon dont nous devrions vivre et l'amena à un point de vue radicalement différent de notre véritable nature humaine. Elle nous offre, dans ce livre, une nouvelle compréhension de la perte de notre bien-être et nous montre comment en retrouver le chemin pour nos enfants comme pour nous-mêmes.

Le concept du continuum est destiné à toute personne qui veut savoir ce qui n'a pas fonctionné dans notre évolution et apprendre comment revenir à des principes plus adaptés à notre nature.


De blog en blog, j'ai souvent vu mention de ce livre, qui ne m'attirait pas au premier abord par sa couverture un peu tristounette voire pas claire, et son résumé un peu "livre self-help de bien-être". Et puis j'ai franchi le pas, et je ne le regrette vraiment pas.

Au-delà de l'intellect, l'instinct s'y retrouve, et même si certains concept semblent surprenants au regard de nos façons de vivre (laisser un tout petit jouer sans le surveiller, par exemple), en regardant au fond de soi on en comprend la "logique" humaine. Et comment cela construit des êtres humains plus "en phase" avec leur monde, leur culture, leur société. Une lecture qui éclaire, à recommander pour tous.

Oil Addiction

Vous le savez tous (si tout va pas trop mal), l'augmentation des prix de l'alimentation est directement liée à ceux qui font joujou avec le pétrole, pour continuer sur la lancée de nos modes de vie que j'aurais tendance à qualifier de déplorable (mais c'est uniquement parce qu'aujourd'hui il fait gris et que j'ai mal dormi).

Pour simplifier le tout, sans dénaturer, voici un petit film découvert sur le toujours excellent blog de No Impact Man.


17 juillet 2008

3 mètres, c'est trop loin

Instantané d'un échange banal à Communication Land, j'ai nommé la boîte où je passe la plus grande partie de mes journées parce que je n'ai pas trouvé mieux pour me nourrir (et que c'est déjà moins pire qu'avant ceci dit).

Une collègue fait le tri de son bureau et balance des masses de papier au fur et à mesure dans sa poubelle individuelle. Je l'interpelle et lui signale qu'il y a à moins de 3 mètres d'elle une poubelle spécialement dédiée aux papiers, dont le contenu part au recyclage, à l'inverse des poubelles individuelles. Elle me regarde et me répond en souriant:

- Je sais.

Tout simplement. Et continue à nourrir sa poubelle fourre-tout, calmement.

Alors bon. Ne nous étonnons pas du fait que je n'envisage pas vraiment de lier une vaste amitié intersidérale avec mes collègues. Mais par contre ayons encore plus peur pour notre planète, parce que des cas comme ça ne sont malheureusement pas rares, et j'avoue, naïve que je suis, ça me dépasse.

- Je sais.

Je vais probablement en faire des cauchemars cette nuit...

Livre du moment: Witch Child


Quatrième de couverture:
Pages from a journal are loosely sewn into a quilt. A quilt that lies undisturbed for more than three hundred years until it is carefully taken apart for cleaning and out of its fold falls a powerful and moving story. The story of Mary - granddaughter of a witch.

Je suis dans une période assez riche en changements dans tous les domaines (il semblerait que ce soit le thème de mon année 2008), et j'avais besoin de me reposer la tête dans le bus et autres instants. Voilà comment j'en suis venue à plonger dans un livre étiqueté "pour ados", et je ne le regrette pas. Les personnages manquent de dimension et l'histoire est très linéaire, mais elle est bien menée et agréable à lire. Je me surprends à être impatiente de connaître la fin de l'histoire... Et il semblerait qu'il y a une suite, sur laquelle je lorgnerai probablement. L'ado qui est en moi est donc bien contente de sa lecture actuelle!

6 juillet 2008

Consommation meets sexisme: High Heels

Cet après-midi a lieu à Bruxelles la première d'un nouvel événement lié aux soldes: la Louise High Heels (It's time to run for glamour). Lorsqu'on m'a transmis l'info, je n'en revenais pas. Le principe de base: 200 femmes habillées "fashion chic" (!) participent à une course de 100 mètres en hauts talons (7 cm minimum) pour gagner 10 mille euros en bons d'achats à utiliser dans les magasins chics du goulet Louise...

Pour enrober le tout, il y aura évidemment également de la musique, des défilés, mais aussi un stand coiffure et un make up artist. Et attention, le sexisme va ici dans les deux sens, puisque dans les activités annexes figure notamment une "garderie pour hommes de plus de 18 ans"! On n'a plus assez de doigts pour compter les clichés en présence... ça doit être ça, le fun trendy qui m'échappe.

Mais heureusement, certains veillent au grain et ne vont pas laisser passer ceci sans vagues. Ainsi, le collectif Sold'@appelle à l'action pour relever l'indécence de cet événement, entre tracts, déguisements et calicots le jour-même. Voici leur message sur l'événement:

- il ridiculise les femmes et met leur intégrité physique en danger (risque de chute, d'entorse... d'ailleurs, cynisme ou humour involontaire, une entreprise de bandages et de sparadraps figure parmi les sponsors...), sans compter les critères de sélection des concurrentes (sur photo !).
- il renforce les stéréotypes les plus éculés, avec les "hordes de femmes... qui se déchaînent sur la piste" (sic !!) et vont à la chasse aux "bonnes affaires", tandis que les hommes, eux, se concentrent sur leurs e-mails et des jeux vidéo ! Les soldes étant présentées comme une espèce de "loisir pour femmes" (justifiant, bien sûr, l'ouverture des magasins le dimanche...), comme si les hommes, eux, ne devaient ni s'occuper de leurs vêtements ni se préoccuper d'habiller les enfants que pourtant, selon les dernières découvertes scientifiques, on fait à deux !
- il appelle à la consommation (de luxe), ce qui est une insulte pour tous ceux (et toutes celles) qui ne font pas les soldes par "plaisir" mais parce qu'il faut bien se débrouiller avec des budgets de plus en plus serrés !

Pour ceux qui passeraient par ici à temps, vous trouverez ici les tracts à imprimer et distribuer lors de la High Heels.

ATTAC et Respire ont relayé l'action, qui semble inquiéter puisque la Maison des Femmes, qui organisait hier un atelier de préparation pour manifester aujourd'hui, a reçu un appel des renseignements généraux qui souhaitaient savoir ce qu'elles allaient faire exactement. Il faut bien dire que dans les sponsors de cet événement figurent carrément la RTBF (radio télévision de service public) et... la Région de Bruxelles Capitale! Bref, c'est la totale...

2 juillet 2008

Soldes de masse (critique) - 5 juillet

Et voici revenu le temps des soldes, haut symbole de nos modes de vie contemporains… À cette occasion, deux masses critiques sont organisée ce samedi 5 juillet simultanément : l’une à Bruxelles, l’autre à Liège.

Au centre du rassemblement, la question du pouvoir d’achat, mise en avant par cette saison soldesque. Pour améliorer (sauver?) ce fameux pouvoir d’achat, la tendance actuelle va vers la réduction de fiscalité sur les énergies fossiles, vers les subventions pour faciliter des comportements inchangés, etc. Vous trouvez également que la solution n’est pas là, bien au contraire ? Rejoignez la masse critique pour soutenir une optique de changement en profondeur de notre mode de vie, une volonté de meilleure répartition des richesses, un espoir d’appui des pouvoirs publics pour faciliter la transition, une approche qui vise à réduire nos dépenses énergétiques. Ambitieux ? Certainement, mais tout aussi indispensable.

Quand et où ? À 14h00 ce samedi, Place de la Monnaie à Bruxelles et Esplanade Saint Léonard à Liège. Une organisation de Gracq de Liège, StopCHB, ACC, Grappe, IEB, Respire, Cyclonudista, Futur? Présent!,…